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Étiquette : énergie solaire

  • La Guadeloupe accueillera l’une de ses plus grandes centrales solaires portée par TotalEnergies

    La Guadeloupe accueillera l’une de ses plus grandes centrales solaires portée par TotalEnergies

    Dans une démarche stratégique pour renforcer l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, TotalEnergies a été officiellement désigné lauréat d’un appel à projets pour construire une centrale photovoltaïque majeure en Guadeloupe. Ce projet d’envergure, situé sur le site aéroportuaire, illustre la dynamique de transition énergétique à l’œuvre dans les îles non-interconnectées.

    Un projet solaire d’envergure pour l’aéroport Guadeloupe Maryse Condé

    La Société Aéroportuaire Guadeloupe Pôle Caraïbes (SAGPC) a sélectionné TotalEnergies à l’issue d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) lancé en 2023. L’objectif est de développer, construire et exploiter une centrale solaire sur une friche de l’Aéroport international Guadeloupe Maryse Condé. Avec une puissance installée de 6,5 MWc, cette infrastructure comptera environ 14 000 panneaux photovoltaïques.

    Chiffres clés et impacts sur l’autonomie énergétique

    La future centrale est conçue pour produire plus de 11 gigawattheures (GWh) d’électricité verte annuellement. Une partie significative de cette production, soit 2,5 MWc, sera dédiée à l’autoconsommation directe de l’aéroport. Cette énergie locale et renouvelable devrait couvrir jusqu’à 30% des besoins électriques annuels de la plateforme, réduisant ainsi sa dépendance aux énergies fossiles et stabilisant son coût d’approvisionnement.

    Une étape majeure pour la transition écologique de la Guadeloupe

    Ce partenariat s’inscrit dans une volonté de faire de l’aéroport un acteur pionnier de la transition énergétique. Alain Bièvre, Président du Directoire de l’aéroport, souligne que ce projet photovoltaïque « de dimensions exceptionnelles » contribuera à faire de Guadeloupe Maryse Condé « une plateforme aéroportuaire à énergie positive ». Cette initiative répond aux objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) de la Guadeloupe, qui vise à atteindre l’autonomie énergétique à l’horizon 2030.

    L’ancrage solide de TotalEnergies dans la région

    TotalEnergies n’est pas un nouvel acteur dans le paysage énergétique guadeloupéen. Le groupe y dispose déjà d’un portefeuille substantiel, avec 23 sites de production d’énergie renouvelable (éolien et solaire) en opération. La puissance cumulée de ces installations devrait dépasser les 68 MW d’ici fin 2025, faisant de l’énergéticien un contributeur clé à la diversification du mix électrique de l’île. Pour en savoir plus sur les engagements du groupe, vous pouvez consulter le communiqué officiel de TotalEnergies.

    Perspectives et bénéfices attendus du projet

    Au-delà de la production d’électricité, ce projet présente plusieurs avantages structurants :

    • Réduction de l’empreinte carbone : En substituant une partie de l’électricité d’origine fossile, la centrale permettra d’éviter l’émission de plusieurs milliers de tonnes de CO2 chaque année.
    • Valorisation d’un terrain délaissé : L’installation optimise l’usage d’une friche aéroportuaire, sans concurrencer les terres agricoles.
    • Souveraineté énergétique : Elle renforce la résilience et l’indépendance électrique d’une infrastructure critique pour l’archipel.

    Ce projet symbolise la convergence des efforts entre opérateurs privés, gestionnaires d’infrastructures publiques et objectifs territoriaux pour accélérer la transition vers une énergie plus durable en Guadeloupe.

  • Jane : la plateforme saas qui simplifie l’autoconsommation collective

    Jane : la plateforme saas qui simplifie l’autoconsommation collective

    Dans un contexte de transition énergétique, l’autoconsommation collective (ACC) s’impose comme un modèle clé pour valoriser la production d’énergie renouvelable locale. Portée par un cadre réglementaire favorable et la baisse des tarifs de rachat, cette pratique connaît un essor significatif. Pour répondre aux défis de complexité et de gestion de ces projets, la start-up parisienne Jane Énergie à développé, un outil logiciel innovant destiné à automatiser et à industrialiser les opérations d’ACC.

    Qu’est-ce que l’autoconsommation collective ?

    L’autoconsommation collective permet à un groupe de consommateurs et de producteurs de partager localement l’électricité verte issue d’une ou plusieurs installations de production, comme des panneaux solaires. Ce modèle de circuit court énergétique, encadré par la loi, favorise la résilience des territoires et l’optimisation des ressources. Il représente une alternative de plus en plus rentable face à la baisse des soutiens publics au photovoltaïque. Pour en savoir plus sur le cadre réglementaire, vous pouvez consulter le site du Service Public.

    Jane Énergie : une start-up au service de la transition énergétique

    Fondée en 2023 par Simon Heurtebise et Nathan Bouldoires, Jane est incubée au sein de X-UP (École Polytechnique) et Leonard, l’accélérateur de Vinci. La jeune pousse a pour mission d’accélérer le déploiement de l’autoconsommation collective en France en s’attaquant aux freins administratifs et techniques qui entravent son développement à grande échelle.

    Un logiciel pour démocratiser l’acc

    Jane est une plateforme SaaS (Software as a Service) fruit de deux ans de recherche et développement. Elle s’adresse à tous les acteurs impliqués dans des projets d’ACC : collectivités territoriales, bailleurs sociaux, agriculteurs, promoteurs immobiliers, entreprises et producteurs d’énergie. Son objectif est de transformer un processus réputé complexe en une démarche simple, rapide et économiquement viable.

    Les fonctionnalités clés de la plateforme Jane 

    L’outil se structure autour de trois modules principaux, accessibles après une inscription gratuite, conçus pour accompagner un projet de sa conception à son exploitation.

    Simuler la rentabilité du projet

    Le simulateur intégré permet d’évaluer la faisabilité économique d’une opération. En croisant les données de production solaire prévisionnelle, les profils de consommation des participants et les hypothèses financières, il aide à valider le dimensionnement optimal de l’installation et sa rentabilité.

    Créer et structurer l’opération

    Cette fonctionnalité guide les utilisateurs à travers les étapes administratives et contractuelles obligatoires. Elle automatise les démarches, de la constitution du Personne Morale Organisatrice (PMO) à la contractualisation avec les membres, réduisant ainsi considérablement les délais de mise en œuvre.

    Gérer et piloter au quotidien

    Une fois le projet lancé, Jane assure le pilotage automatique des flux d’énergie. La plateforme calcule les répartitions de l’électricité produite entre les participants et génère les factures correspondantes, garantissant un suivi transparent et continu dans le temps.

    Un modèle économique adapté au marché

    Jane cible particulièrement les installations d’une puissance comprise entre 100 et 500 kWc, un segment qui a massivement basculé vers des modèles alternatifs comme l’ACC. L’accès à la plateforme est gratuit pour la simulation. Les services de création et de gestion sont, eux, facturés via un abonnement annuel par projet, dont le prix varie en fonction de la puissance installée (par exemple, 5 € par kWc et par an).

    Déjà opérationnelle, la solution est utilisée par une dizaine de clients pionniers, dont un agriculteur de Seine-et-Marne qui alimente son méthaniseur et deux voisins grâce à une centrale solaire de 85 kWc sur son hangar.

    Les ambitions de croissance de jane

    Forte de ses partenariats avec des acteurs majeurs comme Vinci Energies, Carrefour ou l’expert solaire Feedgy, Jane énergie ambitionne d’héberger une cinquantaine d’opérations sur sa plateforme d’ici la fin de l’année. « L’ACC est une réalité opérationnelle. Le vrai défi est maintenant son passage à l’échelle industrielle », souligne Nathan Bouldoires, cofondateur.

    En automatisant la lourdeur administrative et technique, Jane se positionne comme un catalyseur essentiel pour l’avenir de l’énergie partagée et locale en France, contribuant activement à la décarbonation du mix énergétique.

     

  • Un hydrogel révolutionnaire pour refroidir les panneaux solaires et booster leur rendement

    Un hydrogel révolutionnaire pour refroidir les panneaux solaires et booster leur rendement

    Une innovation majeure en énergie solaire vient de voir le jour. Des chercheurs ont développé un revêtement hydrogel capable de refroidir efficacement les points chauds des panneaux photovoltaïques, augmentant ainsi leur production d’électricité et leur durée de vie. Cette avancée pourrait transformer la gestion thermique des installations solaires.

    Le défi des points chauds dans le photovoltaïque

    Les points chauds (hotspots) sont un problème récurrent dans les centrales solaires. Ils se forment lorsque certaines cellules d’un panneau surchauffent, souvent à cause d’une ombre partielle, de salissures ou de défauts de fabrication. Cette surchauffe entraîne une baisse significative du rendement énergétique et une dégradation accélérée des modules. Une gestion thermique efficace est donc cruciale pour la rentabilité et la longévité des installations. Pour en savoir plus sur ce phénomène, vous pouvez consulter les ressources de l’Agence Internationale pour les Énergies Renouvelables (IRENA).

    Une innovation venue de Hong Kong

    Une équipe de l’Université Polytechnique de Hong Kong (PolyU) a présenté une solution prometteuse dans la revue scientifique Advanced Energy Materials. Leur étude, intitulée « Amélioration de l’efficacité et de la durabilité photovoltaïques grâce à une gestion avancée des points chauds », détaille les propriétés d’un nouveau revêtement hydrogel.

    La composition intelligente du gel

    Dirigée par le professeur Yan Jerry, l’équipe a conçu un hydrogel à base de polyacrylamide (PAM) renforcé par de l’hydroxyéthylcellulose (HEC) pour améliorer sa cohésion et sa durabilité. L’innovation réside dans l’intégration de fils de coton disposés en motif de feuilles à l’intérieur du gel. Cette structure microfluidique guide activement l’eau vers les zones les plus chaudes du panneau, assurant un refroidissement ciblé et uniforme.

    Une barrière protectrice en Téflon

    Le revêtement est surmonté d’une fine membrane poreuse en polytétrafluoroéthylène (PTFE), plus connu sous le nom de Téflon. Ce film a un double rôle : il empêche l’infiltration de poussière qui pourrait obstruer le gel et régule précisément le taux d’évaporation de l’eau, garantissant ainsi une durée d’action prolongée.

    Des performances thermiques et énergétiques supérieures

    Les tests en laboratoire ont démontré l’efficacité exceptionnelle de cette technologie :

    • Réduction de température record : Le revêtement abaisse la température des points chauds de jusqu’à 16,2 °C, surpassant largement les hydrogels conventionnels limités à environ 10,7 °C.
    • Puissance de refroidissement accrue : La puissance de refroidissement atteint 463,8 W par mètre carré.
    • Gain de production : Cette gestion thermique optimisée se traduit par une augmentation de la puissance de sortie pouvant atteindre 13%.

    Impact économique et durabilité améliorée

    L’étude a modélisé l’impact de ce revêtement sur des systèmes photovoltaïques en toiture et intégrés aux bâtiments (BIPV) à Hong Kong et Singapour. Les résultats sont significatifs :

    • Les pertes de puissance liées aux points chauds pourraient être réduites de près de moitié.
    • La production d’électricité annuelle augmenterait de 6,5% à 7,0% selon le climat.
    • La période de retour sur investissement est estimée entre 3,2 et 4,5 ans.

    Sur le plan de la durabilité, le professeur Liu Junwei souligne que ce nouvel hydrogel limite le rétrécissement volumétrique à 34%, contre 46% pour les gels traditionnels, réduisant ainsi les risques de fissuration et prolongeant la durée de vie opérationnelle du revêtement.

    Les prochaines étapes vers la commercialisation

    L’équipe de PolyU ne compte pas s’arrêter là. Le professeur Yan a indiqué que les recherches se poursuivent pour :

    1. Réaliser des tests à grande échelle en conditions réelles sous divers climats.
    2. Améliorer encore la formulation pour réduire davantage le retrait du gel.
    3. Optimiser les processus de fabrication avec des partenaires industriels pour réduire les coûts de production et préparer une commercialisation à l’échelle mondiale.

    Cette innovation représente une étape importante vers des panneaux solaires plus résilients et plus productifs. Elle s’inscrit dans la tendance d’optimisation des systèmes existants, complétant d’autres axes de recherche comme ceux présentés par le National Renewable Energy Laboratory (NREL).

  • Pourquoi le stockage d’énergie est devenu indispensable au solaire en Europe

    Pourquoi le stockage d’énergie est devenu indispensable au solaire en Europe

    Le déploiement du solaire photovoltaïque en Europe bat son plein, mais une évolution majeure s’impose : la simple production d’électricité solaire ne suffit plus. Pour garantir la stabilité des réseaux, la rentabilité des projets et une intégration optimale des renouvelables, le couplage avec des solutions de stockage est désormais central. Cette transformation, discutée lors d’événements majeurs comme la conférence Solar Finance & Investment Europe, redéfinit le paysage énergétique du continent.

    La fin de l’ère du solaire autonome ?

    L’époque où un projet solaire pouvait compter uniquement sur un contrat d’achat d’électricité (PPA) pour être viable est révolue. Comme l’a souligné Pierre Bartholin de Nuveen Infrastructure, le solaire sans stockage « n’est pas mort, mais il est confronté à des défis importants ». La baisse des taux de capture (la valeur de l’électricité injectée), les épisodes de curtailment (réduction forcée de la production) et l’apparition de prix négatifs sur les marchés de gros grèvent les revenus des installations traditionnelles. Le stockage par batteries (BESS) apparaît comme la réponse pour déplacer la production vers les heures de forte demande et de prix élevés, optimisant ainsi la valorisation de chaque kilowattheure solaire produit.

    L’explosion du marché du stockage à grande échelle

    Cette tendance n’est pas théorique ; elle se concrétise par des chiffres impressionnants. En 2025, l’Union européenne a installé 27,1 GWh de nouvelles capacités de batteries, soit une croissance de 45% en un an, portant le parc total à environ 77,3 GWh. Signe d’un changement structurel, les projets utility-scale (à l’échelle du réseau) représentent désormais plus de la moitié des nouvelles installations, dépassant le segment résidentiel. Le stockage n’est plus un équipement périphérique mais un pilier des infrastructures électriques, crucial pour gérer l’intermittence des énergies renouvelables. Pour comprendre l’ampleur de cette transition, les rapports de l’Agence Internationale pour les Energies Renouvelables (IRENA) fournissent des analyses précieuses.

    Les trois rôles clés du stockage pour le réseau

    • Optimisation temporelle de l’énergie : Absorber les surplus solaires en milieu de journée pour les restituer lors des pics de consommation du soir et du matin.
    • Substitution des énergies fossiles : Répondre rapidement aux pointes de demande, limitant le recours aux centrales à gaz et réduisant les émissions de CO₂.
    • Stabilisation du réseau : Fournir des services essentiels comme la régulation de fréquence et la réserve de puissance, assurant la fiabilité de l’alimentation électrique.

    Les défis à relever pour une transition réussie

    Malgré une croissance spectaculaire, le chemin est encore long. Les projections indiquent un besoin de plusieurs centaines de gigawattheures de capacité de stockage d’ici 2030 pour accompagner l’essor des renouvelables et éviter les déséquilibres réseau. Par ailleurs, le marché résidentiel montre des signes de ralentissement dans certains pays, freiné par des prix de l’électricité volatils et un manque de cadres réglementaires incitatifs. La maturité technologique et la baisse des coûts des batteries, documentées par des organismes comme l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), restent donc des enjeux majeurs.

    Conclusion : vers une norme hybride solaire + stockage

    La conclusion est sans appel. En Europe, l’avenir de l’énergie solaire passe nécessairement par son association avec le stockage. Les systèmes hybrides deviennent la nouvelle norme pour les nouveaux projets, transformant le stockage d’énergie d’un simple accessoire en un élément stratégique de la sécurité et de la décarbonation du système électrique. Cette synergie est la clé pour libérer tout le potentiel de la transition énergétique européenne.

  • L’Italie installe 6,4 GW de solaire en 2025 : analyse du marché photovoltaïque

    Le gestionnaire du réseau électrique italien, Terna, a publié les données consolidées pour l’année 2025. Elles révèlent que l’Italie a raccordé 6 437 mégawatts (MW) de nouvelle puissance photovoltaïque. Cette performance confirme la dynamique robuste de la transition énergétique du pays, malgré un léger ralentissement par rapport à l’année record de 2024. La capacité solaire cumulée du pays s’élève désormais à 43,5 gigawatts (GW) à fin décembre 2025.

    Évolution de la capacité installée sur cinq ans

    Le marché italien du solaire affiche une croissance soutenue sur le moyen terme, avec une accélération notable depuis 2021. Pour contextualiser le chiffre de 2025, voici un rappel des installations annuelles des années précédentes :

    • 2025 : 6,4 GW (données Terna)
    • 2024 : 6,8 GW
    • 2023 : 5,23 GW
    • 2022 : 2,48 GW
    • 2021 : 0,94 GW

    Selon l’analyse de l’association professionnelle Italia Solare, la baisse de 5% observée entre 2024 et 2025 s’explique principalement par un ralentissement dans les segments résidentiel et commercial-industriel. Ce ralentissement a été partiellement compensé par une forte activité dans le segment des grandes centrales.

    Répartition du parc solaire italien par segment

    Fin 2025, le parc photovoltaïque italien de 43,5 GW présente une structure équilibrée entre les différents types d’installations :

    Installations commerciales et industrielles

    Avec 18 850 MW installés, ce segment représente la part la plus importante du parc, soit 43% de la capacité totale. Il inclut les panneaux sur les toits des entreprises, les ombrières de parking et les centrales de moyenne puissance.

    Centrales de grande puissance

    Les centrales au sol de grande envergure constituent 30% du mix, avec 13 036 MW. Ce segment a été le plus dynamique en 2025, affichant une croissance de 15% par rapport à 2024.

    Systèmes résidentiels

    Les installations sur les maisons individuelles et les petits immeubles pèsent 11 627 MW, soit 27% de la capacité nationale. Ce marché semble s’être stabilisé après des années de forte croissance.

    Tendances et analyse du marché en 2025

    L’année 2025 a été marquée par plusieurs tendances clés, mises en lumière par Italia Solare :

    • Ralentissement du nombre d’installations : Bien que la puissance installée reste élevée, le nombre total de nouveaux systèmes a significativement baissé, passant de 283 914 en 2024 à 213 200 en 2025 (-25%). Cela indique une augmentation de la taille moyenne des projets.
    • Dynamisme des grandes centrales en fin d’année : Le dernier trimestre 2025 a été particulièrement actif, avec environ 2,4 GW raccordés, soit plus du tiers de la capacité annuelle. Les projets de plus de 10 MW ont connu une accélération remarquable, avec 1 031 MW connectés au quatrième trimestre seulement.
    • Stabilisation du segment résidentiel : Les installations domestiques se sont établies autour de 300 MW par trimestre, enregistrant une baisse de 24% en capacité par rapport à 2024. Le nombre de systèmes résidentiels est passé de 274 537 en 2024 à 198 667 en 2025.

    Perspectives pour le solaire en Italie

    Avec un parc dépassant les 43 GW, l’Italie consolide sa position de leader européen dans l’énergie solaire par habitant. Le pays poursuit ses objectifs ambitieux dans le cadre du plan REPowerEU de l’Union européenne, visant à accélérer l’indépendance énergétique. La croissance continue du segment des grandes centrales, soutenue par des appels d’offres et une simplification des procédures administratives, devrait rester un moteur essentiel du marché dans les prochaines années. La stabilisation du segment résidentiel pourrait, quant à elle, refléter une maturation du marché après une période de subventions très incitatives.

  • Abo energy cède trois centrales solaires en france : stratégie et partenariats

    ABO Energy cède trois centrales solaires en France : stratégie et partenariats

    Le développeur allemand d’énergies renouvelables ABO Energy a annoncé la finalisation de la vente de trois de ses projets photovoltaïques en France, représentant une capacité combinée de 85 mégawatts-crête (MWc). Cette opération financière majeure illustre la dynamique du marché solaire français et les stratégies de rotation d’actifs des développeurs. Les revenus issus de ces transactions seront étalés sur les exercices 2024 à 2027, renforçant la trésorerie du groupe pour ses futurs investissements.

    Un portefeuille de 41 mwc acquis par tenergie

    La première partie de cette vente concerne un portefeuille de deux centrales solaires, vendues clé en main au producteur indépendant français Tenergie. Cette transaction s’inscrit dans un partenariat de longue date, étant la troisième entre les deux groupes en trois ans.

    • Presnoy (26,25 MWc) : Situé dans le département du Loiret, ce projet a été lauréat d’un appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), lui garantissant un complément de rémunération. Sa mise en service est prévue pour 2026.
    • Nargis (14,96 MWc) : Également localisé dans le Loiret et lauréat d’un appel d’offres CRE, ce parc solaire devrait entrer en exploitation la même année.

    Le projet de bonny-sur-loire (43,68 mwc rejoint cve

    Le troisième actif cédé est le parc solaire de Bonny-sur-Loire, d’une puissance de 43,68 MWc. Les droits du projet ont été acquis par le groupe français CVE, spécialisé dans la production d’énergie renouvelable et citoyenne. La transaction a été conclue rapidement, facilitée par une relation commerciale établie, incluant une vente de portefeuille et un autre projet photovoltaïque cédé à CVE début 2025. Comme ses homologues, ce projet a remporté un appel d’offres de la CRE et son raccordement au réseau est attendu pour 2029.

    Une déclaration stratégique du dirigeant d’abo energy

    Thomas Treiling, gérant d’ABO Energy KGaA, a commenté ces cessions : « ABO Energy a toujours mis l’accent sur les partenariats à long terme et ces ventes marquent une nouvelle étape importante dans le développement réussi de l’énergie solaire en France. Nous sommes heureux de travailler avec nos partenaires de confiance vers notre objectif commun d’un approvisionnement énergétique respectueux de l’environnement avec une part croissante d’énergies renouvelables. »

    L’expansion solaire d’abo energy en france

    Historiquement présent en France sur le segment de l’éolien, ABO Energy a diversifié ses activités en se lançant sur le marché solaire à partir de 2017. Le groupe a inauguré son premier parc photovoltaïque à Rouillac, en Nouvelle-Aquitaine, en 2022. Aujourd’hui, son pipeline de développement dans l’Hexagone reste solide, comprenant dix projets solaires autorisés et ayant fait l’objet de tous les recours, pour une capacité totale supérieure à 190 MWc. Cette stratégie de développement puis de cession d’actifs matures est courante dans le secteur, permettant de recycler les capitaux pour financer de nouveaux projets.

  • Triballat et GreenYellow : Un partenariat solaire de 5 MWc pour la transition énergétique

    Triballat et GreenYellow : Un partenariat solaire de 5 MWc pour la transition énergétique

    Le groupe laitier Triballat, acteur majeur de l’agroalimentaire français, franchit une étape décisive dans sa stratégie bas-carbone. En partenariat avec le producteur d’énergies renouvelables GreenYellow, il déploie un projet solaire ambitieux d’une capacité totale de 5 MWc sur son site de production de Rians, dans le Cher. Cette initiative illustre la dynamique croissante de l’industrie agroalimentaire vers l’autonomie énergétique et la réduction de son empreinte environnementale.

    Un double projet pour une transition énergétique intégrée

    Le partenariat entre Triballat et GreenYellow se concrétise par deux installations photovoltaïques complémentaires, représentant un investissement significatif dans les énergies renouvelables.

    Des ombrières de parking pour une production locale

    La première phase du projet, mise en service en décembre 2025, consiste en l’installation d’ombrières photovoltaïques sur le parking du site. D’une puissance d’environ 500 kWc, cette centrale produit près de 600 MWh d’électricité verte par an. Cette production permet non seulement de couvrir une partie des besoins énergétiques du site, mais aussi d’éviter l’émission de 146 tonnes de CO₂ annuellement. Ce volet s’inscrit dans un Contrat d’Achat d’Électricité (PPA) d’une durée de 25 ans, garantissant à Triballat un prix stable et compétitif pour l’électricité consommée.

    Une future centrale au sol pour l’autoconsommation

    Le second volet, actuellement en instruction administrative, prévoit la construction d’une centrale photovoltaïque au sol d’une puissance de 4,5 MWc. Dédiée à 100% à l’autoconsommation via un PPA de 20 ans, cette installation vise à couvrir une part substantielle de la consommation électrique du site industriel de Rians. Elle renforcera considérablement l’autonomie énergétique et la résilience de l’usine face à la volatilité des prix du marché.

    Les bénéfices d’un modèle porté par GreenYellow

    Ce projet repose sur un modèle financier et opérationnel avantageux pour l’industriel. GreenYellow a pris en charge 100% du financement, de la construction et de la maintenance des installations. Pour Triballat, cela signifie une transition énergétique sans investissement initial, permettant à l’entreprise de se concentrer sur son cœur de métier tout en maîtrisant ses coûts énergétiques sur le long terme.

    « Grâce à une approche intégrée et à un financement 100 % pris en charge par GreenYellow, La Laiterie Rians peut se concentrer sur son cœur de métier tout en sécurisant durablement sa trajectoire énergétique », souligne Mathieu Cambet, directeur général adjoint de GreenYellow France.

    Une démarche alignée avec les enjeux de la filière agroalimentaire

    Le secteur agroalimentaire est un grand consommateur d’énergie. La démarche de Triballat s’inscrit dans une tendance de fond où les industriels cherchent à décarboner leurs processus et à sécuriser leur approvisionnement. L’énergie solaire, notamment en autoconsommation, apparaît comme une solution pertinente pour les sites disposant de surfaces disponibles (toits, parkings, terrains). Cette initiative contribue également aux objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables, tels que définis par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE).

    Le projet de Rians démontre qu’un partenariat stratégique entre un industriel et un énergéticien spécialisé peut accélérer concrètement la transition écologique, en générant des bénéfices à la fois économiques, opérationnels et environnementaux.

  • Transition énergétique : comment Triballat alimente sa laiterie de Rians avec le solaire

    Transition énergétique : comment Triballat alimente sa laiterie de Rians avec le solaire

    Le groupe Triballat, acteur historique de l’agroalimentaire français, franchit une étape majeure dans sa stratégie de décarbonation. Sur son site de production emblématique de Rians, dans le Cher, l’entreprise s’est associée à l’énergéticien GreenYellow pour déployer un ambitieux projet solaire combinant ombrières de parking et centrale au sol. Cette initiative illustre la volonté des industriels de concilier performance économique, autonomie énergétique et réduction de leur empreinte environnementale.

    Un double projet pour une transition concrète

    Le partenariat entre Triballat et GreenYellow se concrétise par deux installations photovoltaïques complémentaires, visant à verdir significativement l’approvisionnement en électricité de la laiterie.

    Des ombrières de parking pour une première production

    La première phase du projet, mise en service en décembre 2025, consiste en l’installation d’ombrières photovoltaïques recouvrant un parking de l’usine. D’une puissance d’environ 500 kWc, cette centrale produit près de 600 MWh d’électricité verte par an, directement injectée sur le réseau public. Cette production locale permet d’éviter l’émission de 146 tonnes de CO₂ annuellement. Le projet est sécurisé par un Contrat d’Achat d’Électricité (PPA) d’une durée de 25 ans avec GreenYellow, garantissant un prix stable et prévisible pour l’énergie produite.

    Une future centrale au sol pour l’autoconsommation

    Au-delà de cette première réalisation, un second projet, d’une envergure bien plus importante, est en cours de développement. Il s’agit d’une centrale photovoltaïque au sol d’une puissance prévue de 4,5 MWc, entièrement dédiée à l’autoconsommation du site de Rians. Actuellement en instruction administrative, cette installation couvrira une part significative des besoins électriques de la laiterie grâce à un PPA de 20 ans. Elle vise à renforcer l’autonomie énergétique du site et à le protéger de la volatilité des prix du marché.

    Les bénéfices pour l’industrie et le territoire

    Cette stratégie énergétique apporte des avantages multiples, tant pour l’entreprise que pour son environnement.

    Performance industrielle et résilience économique

    Pour Triballat, l’enjeu est double : maîtriser ses coûts et sécuriser son approvisionnement. En produisant sa propre électricité renouvelable, la laiterie de Rians réduit sa dépendance au réseau et se prémunit contre la hausse des tarifs de l’énergie. « Cette approche conjugue responsabilité environnementale, exigence industrielle et vision de long terme », explique Vincent Bages, Directeur Général de Triballat (Laiterie Rians). Le modèle de financement, entièrement porté par GreenYellow, permet à l’industriel de se concentrer sur son cœur de métier sans investissement initial.

    Contribuer à la décarbonation locale

    Au-delà des murs de l’usine, ce projet participe activement à la transition énergétique du territoire du Cher. La production d’électricité verte locale contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle régionale. GreenYellow, en tant qu’énergéticien spécialisé, positionne ce type de partenariat comme un levier essentiel pour la transition écologique des industries. « Nous réduisons l’empreinte carbone du site et renforçons sa compétitivité grâce à une énergie renouvelable locale et prédictible », souligne Mathieu Cambet, Directeur Général Adjoint de GreenYellow France.

    Un engagement qui s’inscrit dans la durée

    Les projets de Rians ne sont pas des initiatives isolées. Ils s’intègrent dans une trajectoire de décarbonation plus large poursuivie par le groupe Triballat, qui cherche à réduire son empreinte environnementale sur l’ensemble de sa chaîne de valeur. L’agroalimentaire, secteur énergivore, est au cœur des défis de la transition écologique. L’exemple de la laiterie de Rians montre qu’il est possible d’allier production industrielle, compétitivité et engagement pour le climat, en s’appuyant sur des partenariats innovants et des technologies matures comme le photovoltaïque.

  • Edilians et Solplanet : un partenariat stratégique pour une offre solaire complète

    Edilians et Solplanet : un partenariat stratégique pour une offre solaire complète

    Le groupe Edilians, acteur historique de la toiture et pionnier du solaire en France, annonce un partenariat majeur avec le spécialiste Solplanet. Cette alliance, dévoilée lors du salon Nordbat 2025 à Lille, vise à proposer une solution énergétique globale, de la production au stockage, en réponse aux nouvelles orientations du marché de l’autoconsommation. Elle marque une étape clé dans la volonté d’Edilians d’enrichir son savoir-faire bicentenaire sur les tuiles en terre cuite avec des technologies solaires de pointe.

    Un contexte réglementaire qui favorise l’autoconsommation et le stockage

    Ce rapprochement intervient dans un paysage énergétique redéfini. Depuis mars 2025, un arrêté gouvernemental recentre les aides sur l’autoconsommation individuelle. La prime à l’installation a été réduite et le tarif de rachat du surplus d’électricité a été divisé par trois. Désormais, l’objectif pour les particuliers n’est plus prioritairement de vendre leur production, mais de la consommer et de la stocker. C’est précisément pour répondre à ce nouveau paradigme qu’Edilians s’est associé à Solplanet, expert reconnu des onduleurs et des solutions de stockage par batteries.

    Les avantages du partenariat Edilians-Solplanet

    L’union de l’expertise toiture et intégration solaire d’Edilians avec la maîtrise des systèmes électroniques de Solplanet crée une offre inédite sur le marché.

    Pour les professionnels : une offre simplifiée et fiable

    Distributeurs et installateurs bénéficient d’une solution clé en main et cohérente :

    • Une offre globale (toiture, panneaux, onduleurs, batteries) ou modulaire.
    • Une compatibilité garantie entre tous les composants, simplifiant la conception des projets.
    • L’accès à des produits testés et fiables, renforçant leur expertise technique.
    • Un accompagnement commercial et technique par deux leaders industriels.

    Pour les particuliers : performance, autonomie et sérénité

    Les clients finaux réalisent un investissement tourné vers l’avenir grâce à :

    • Une installation solaire optimisée, durable et esthétiquement intégrée.
    • Une autoconsommation maximisée via le stockage intelligent de l’énergie.
    • La garantie d’un système conçu et validé par des experts reconnus.
    • Une réduction significative de leur dépendance au réseau et de leur facture énergétique.

    Easy Roof Advance : l’innovation de pose primée au salon Nordbat

    Parallèlement à ce partenariat, Edilians a présenté au salon Nordbat son système de fixation Easy Roof Advance, sélectionné pour le Concours de la Meilleure Innovation. Ce système de surimposition est conçu pour faire gagner un temps précieux sur chantier sans compromettre la qualité ou la sécurité. Ses composants ingénieux, comme le clip Ediclip prémonté ou les crochets réglables à large embase, assurent une pose rapide, précise et adaptable à tous les types de toiture. Il symbolise l’engagement continu d’Edilians dans l’innovation pour les professionnels de l’installation.

    Une vision commune pour la transition énergétique

    Ce partenariat est fondé sur des valeurs partagées d’innovation, de fiabilité et d’engagement environnemental. « Nous sommes fiers d’unir nos expertises pour accélérer la transition énergétique », déclare Sylvain Viellepeau, Directeur Commercial Solaire Edilians TECH. Du côté de Solplanet, Eric Magistrello, Directeur Europe du Sud, y voit « une ouverture sur de nouveaux horizons et des marchés ». Ensemble, les deux groupes entendent rendre l’énergie solaire plus accessible, performante et durable pour tous, en accompagnant la France vers une plus grande autonomie énergétique.