PV Solaire Énergie

Catégorie : Energie solaire

  • Mise en service de la première centrale hybride solaire-hydroélectrique du Kenya

    Situé près de Nairobi, le projet consiste en un champ solaire de 150 kW, une turbine à flux croisé de 50 kW et une installation de stockage de 240 KWh, permettant un approvisionnement électrique stable destiné à des habitations, des entreprises et des bâtiments publics.D’après pv magazine International, ANGELA SKUJINS
    La semaine dernière, la société hydroélectrique belge Hydrobox et la société solaire C&I basée au Kenya, SolarNow, ont mis en service une centrale hybride solaire-hydroélectrique à Gitwamba, dans la région rurale de Nairobi. Situé près de la ville de Baricha, dans le comté de Kirinyaga, et sur les lieux d’un ancien projet hydroélectrique abandonné, le mini-réseau de 1 200 m2 se trouve à proximité de la rivière Rwamuthambi. L’installation utilise le débit naturel de l’eau pour alimenter une turbine à flux croisé, gérée par Hydrobox, et devrait fournir 50 KW d’énergie hydroélectrique avec un débit nominal de 0,65 m3/s.
    Le parc solaire, géré par SolarNow, a une capacité installée de 150 kW et devrait atteindre 350 kW l’année prochaine. La centrale électrique de Gitwamba devrait permettre d’alimenter en électricité 150 foyers, huit écoles, deux établissements médicaux et dix entreprises. Rik Vereecken, directeur technique d’Hydrobox, a précisé auprès de pv magazine que l’énergie solaire constituera la source d’énergie principale de la centrale, l’hydroélectricité jouant le rôle de source secondaire, fournissant de l’énergie lorsque la charge est « déficitaire ».
    Production prévue de la centrale électrique de Gitwamba au cours de l’année. Image : Forum des énergies renouvelables en Afrique
    « Cette combinaison permet d’obtenir un système de production d’électricité stable », a-t-il ajouté. Une turbine à flux croisé de 50 KW, des onduleurs et chargeurs Victron Quattro, des onduleurs Fronius, une installation de stockage de 240 KWh et un générateur de secours de 90 KVA constituent la partie hydroélectrique du projet.
    Annelies Vanderwaeren, directrice des ventes d’Hydrobox, a indiqué à pv magazine qu’un accord d’achat d’électricité (PPA) avec un propriétaire d’entreprise non spécifié – qu’ils considèrent comme leur « client d’ancrage » – avait été conclu, ainsi qu’un autre PPA avec un « fournisseur de télécommunications plus important ». Elle a également indiqué que le projet devrait être complètement en ligne d’ici la fin de l’année, ajoutant que le projet de 650 000 dollars a été financé par des fonds d’investissement privés et par le crowdfunding, ce dernier ayant rapporté 263 511 dollars.
    À la fin de l’année 2022, la capacité solaire totale installée au Kenya s’élevait à 307 MW, selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Environ 90 MW d’énergie photovoltaïque ont été déployés l’année dernière.

  • Appel d’offres de 1,5 GW d’EnR avec stockage en Inde

    La société publique NHPC a lancé un appel d’offres afin de sélectionner des développeurs pour 1,5 GW d’énergie renouvelable, associés à du stockage. Les offres peuvent être soumises jusqu’au 13 novembre.D’après pv magazine Inde
    La société publique indienne NHPC a lancé un appel d’offres pour sélectionner des développeurs qui construiront des projets d’énergies renouvelables connectés au réseau de transmission inter-états, couplés à des systèmes de stockage d’énergie pour fournir 1,5 GW d’énergies renouvelables. Les projets peuvent être développés n’importe où en Inde, sur des terrains identifiés et aménagés par les développeurs. Ils doivent être mis en place sur la base d’une construction, d’une propriété et d’une exploitation (BOO).
    La NHPC achètera l’énergie produite et les distribuera ensuite aux fournisseurs d’électricité dans le cadre d’un accord d’achat d’électricité (PPA) d’une durée de 25 ans conclu avec les soumissionnaires retenus. Ces projets relèvent de la catégorie ouverte, qui permet l’utilisation de cellules et de modules solaires provenant de n’importe quelle source.
    Les développeurs peuvent soumettre des offres pour une capacité contractuelle combinée allant de 50 MW à 750 MW, par incréments de 10 MW, avec une taille de projet minimale de 50 MW. Toutefois, pour les projets situés dans les États du nord-est et les régions de catégorie spéciale, un seul développeur peut proposer une capacité contractuelle minimale de 30 MW.
    « Les promoteurs qui ont déjà mis en service des centrales électriques à énergie renouvelable ou qui sont en train de construire de telles centrales et qui disposent d’une capacité non liée peuvent également participer à l’appel d’offres », indique le document d’appel d’offres.

  • GPA devient le premier recycleur automobile à mission de France

    Le Groupe GPA, PME familiale drômoise spécialisée dans le recyclage automobile, se dote d’une raison d’être « Recycler les mobilités en un futur désirable et solidaire » et affirme ses engagements en devenant entreprise à mission.
    GPA a ainsi l’ambition de tracer la voie d’un cadre vertueux qui non seulement guidera le développement de l’entreprise mais encore l’évolution d’un secteur automobile en pleine transformation.
    C’est une première en France. A compter du 1er octobre 2023, GPA devient le premier recycleur automobile à mission. Introduite par la loi Pacte en 2019, la qualité de société à mission permet aux entreprises de se doter d’une raison d’être intégrant les impacts sociaux, sociétaux et environnementaux de leurs activités et de l’inscrire sur du long terme.
    Fer de lance des industriels du recyclage automobile, labellisée « Vitrine de l’Industrie du Futur » en 2022, GPA incarne aujourd’hui « l’Industrie verte » voulue par le Gouvernement en satisfaisant aux exigences de la loi éponyme adoptée à l’Assemblée nationale en juillet dernier avec l’ambition de faire de la France le leader de l’industrie verte en Europe.
    Fort d’une tradition entrepreneuriale de plus de soixante ans dans le domaine du recyclage et du réemploi, conjuguée à une culture d’entreprise familiale nativement guidée par une vision à long terme, GPA est devenu l’un des leaders d’un secteur industriel en pleine croissance, au service d’une économie circulaire et solidaire.
    C’est dans ce contexte que GPA s’est engagé dans sa transformation en entreprise à mission et s’est doté d’une raison d’être « Recycler les mobilités en un futur désirable et solidaire » pour montrer la voie vers une économie circulaire conciliant industrie, croissance et respect de l’environnement.
    Au-delà de sa mission historique, les grands axes de ses engagements pour le futur, seront la production d’énergies renouvelables, la gestion raisonnée de l’eau et le plein emploi sur son territoire.
    Ces axes s’articuleront autour des objectifs statutaires de l’entreprise :
    Faire vivre les valeurs familiales de l’entreprise en mettant l’humain, la solidarité, et le sens au cœur de sa culture interne.
    Innover au service d’une mobilité durable, protectrice de leur environnement, et accessible au plus grand nombre.
    S’engager auprès des territoires pour contribuer à construire un futur désirable.
    Evelyne BARBEROT, codirigeante de GPA déclare : « GPA est dorénavant investi d’une mission au service du développement d’une industrie responsable, contribuant à la baisse de l’empreinte carbone des activités humaines, à la préservation de nos ressources en matières premières et à la cohésion sociale de son territoire.  Nous sommes très fiers de cet engagement qui pose la première pierre d’un nouvel édifice auquel les salariés seront associés, en particulier à travers des comités de mission qui œuvreront à la poursuite de nos objectifs statutaires. C’est ainsi le début d’un nouvel âge pour notre entreprise source d’une puissante dynamique collective et dans la fidélité à notre tradition familiale. »
        

  • Autoconsommation collective étendue: élargissement du périmètre d’une opération

    L’arrêté du 19 septembre publié au Journal Officiel du 7 octobre élargit le périmètre d’une opération d’autoconsommation collective étendu. Le rayon de la zone concernée est porté de 10 à 20 km en zone rurale et zone périurbaine le rayon est désormais de 10 km. Voici le texte de l’article 1 de l’arrêté ainsi que le lien pointant sur le texte proprement dit.
    « Art. 1er. – L’article 1er bis de l’arrêté du 21 novembre 2019 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes: « Art. 1er bis. – La personne morale organisatrice d’un projet d’autoconsommation collective étendue peut saisir le ministre chargé de l’énergie d’une demande motivée en vue d’obtenir une dérogation au critère de distance prévu à l’article 1er.
    «Cette dérogation peut être accordée à tout projet d’autoconsommation collective étendue dont l’ensemble des producteurs et des consommateurs participants sont situé exclusivement sur une ou plusieurs communes rurales ou périurbaines du territoire métropolitain continental dans la limite d’une distance séparant les deux participants les plus éloignés de dix kilomètres.
    «Pour les projets d’autoconsommation dont l’ensemble des producteurs et des consommateurs participants sont situés exclusivement sur une ou plusieurs communes rurales, la dérogation est accordée à tout projet en faisant la demande motivée et répondant aux critères du présent article et cette distance maximale peut être portée à vingt kilomètres.
    «Les communes pouvant être considérées comme présentant un caractère rural sont celles appartenant aux catégories “bourgs ruraux”, “rural à habitat dispersé” et “rural à habitat très dispersé” de la grille communale de densité établie par l’Institut national de la statistique, en vigueur à la date de la demande.
    «Les communes pouvant être considérées comme présentant un caractère périurbain sont celles appartenant aux catégories “petites villes” et “ceintures urbaines” de la grille communale de densité établie par l’Institut national de la statistique, en vigueur à la date de la demande.
    « La dérogation est valable pour la durée de vie de l’opération d’autoconsommation collective en objet, sous réserve que l’ensemble des producteurs et consommateurs y participant respectent la distance maximale autorisée et restent localisés sur l’une des communes listées dans la dérogation. »
        

  • Huawei FusionSolar lance la PV Community

    (Communiqué) Huawei FusionSolar lance la PV Community, son programme de fidélité accessible à tous les installateurs et futurs installateurs de ses solutions photovoltaïques résidentielles !
    Avec la PV Community :
    – Passez des formations en ligne et des certifications !
    – Cumulez des points pour chaque solution Huawei achetée et obtenez des récompenses 🎁🎁
    Renseignez le numéro de série de votre onduleur, optimiseur, ou batterie résidentielle Huawei, et gagnez des points !
    Un onduleur vous rapporte 10 points par KW soit 60 points pour un onduleur 6 KTL, 30 points pour un onduleur 3KTL et ainsi de suite.
    Réclamez votre récompense en utilisant vos points directement sur le site :
    Montre connectée Huawei Band 7 d’une valeur de 120 points !
    Tablette Huawei MatePad d’une valeur de 440 points !
    Ordinateur Huawei Matebook 16s d’une valeur de 3 400 points !
    Et bien d’autres !
    Inscrivez-vous dès maintenant sur la PV Community de Huawei FusionSolar en cliquant sur ce lien : Communauté Smart PV de Huawei
        

  • Première édition du « Paris Deep Décarbonization forum » le 11 octobre à Paris

    Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, organiseront la 1ère édition du « Paris Deep Décarbonisation Forum ».
    Dans une France qui porte l’ambition de devenir la première nation industrielle décarbonée d’Europe, le Paris Deep Decarbonization Forum est un évènement international de haut niveau rassemblant décideurs publics, financeurs, industriels et énergéticiens autour d’une même ambition : financer les infrastructures de décarbonation pour allier accélération de la transition et réindustrialisation. 
    Déroulé prévisionnel :
    09h00    Discours d’ouverture de Bruno Le Maire
    09h15    Prise de parole de Raj Rao, président de Global Infrastructure Partners
    09h25    Table-ronde : « Accélérer la transition énergétique : Solutions de financement innovantes pour les projets d’énergie renouvelable »
    10h10    Intervention de Vanessa Holtz, directrice générale de Bank of America Securities Europe et responsable pour la France
    10h20    Présentation de projet : Parc éolien en mer de Saint-Brieuc
    10h25    Intervention d’Emmanuel Lagarrigue, associé de KKR
    10h35    Pause – accueil-café
    11h15    Présentation de projet : Verkor – Les solutions de mobilité de demain
    11h20    Intervention d’Antoine Armand, député de la Haute-Savoie
    11h30    Table-ronde : «Les voies pionnières de la décarbonisation profonde dans l’industrie : les exemples de l’hydrogène bas-carbone et des technologies de captage et de stockage du carbone»
    12h10    Présentation de projet : Normand’Hy, Air Liquide
    12h20    Intervention de Bruno Candes, associé de Infravia Capital Partner
    12h30    Présentation de projet : Mener le développement d’un réseau européen de recharge pour véhicules électriques, Allego
    12h35    Discours de clôture d’Agnès Pannier-Runacher        
        

  • Publication de l’arrêté qui étend le périmètre de l’autoconsommation collective

    Les opérations d’autoconsommation collective pourront désormais s’étendre jusqu’à 10 kilomètres en zones périurbaines et jusqu’à 20 kilomètres en zones rurales.Bonne nouvelle pour les circuits courts de l’énergie ! Un arrêté a été publié ce samedi 7 octobre 2023 pour étendre le périmètre de l’autoconsommation collective (ACC) dans les zones périurbaines et rurales. Cette mesure était très attendue par les acteurs de ce segment, qu’ils soient citoyens ou commerciaux.
    Les opérations d’autoconsommation collective pourront désormais s’étendre jusqu’à 10 kilomètres en zones périurbaines et jusqu’à 20 kilomètres en zones rurales – ce périmètre désigne la distance séparant les deux participants les plus éloignés d’une opération. Pour prétendre à ces nouveaux critères, la personne morale organisatrice (PMO) devra tout de même faire une demande de dérogation au critère de distance.
    « Les communes pouvant être considérées comme présentant un caractère rural sont celles appartenant aux catégories “bourgs ruraux”, “rural à habitat dispersé” et “rural à habitat très dispersé” de la grille communale de densité établie par l’Institut national de la statistique, en vigueur à la date de la demande », explique l’administration. « Les communes pouvant être considérées comme présentant un caractère périurbain sont celles appartenant aux catégories “petites villes” et “ceintures urbaines” de la grille communale de densité établie par l’Institut national de la statistique, en vigueur à la date de la demande. »
    Concrètement, l’arrêté du 19 septembre 2023 modifie l’arrêté du 21 novembre 2019. Il devrait permettre à plusieurs opérations d’autoconsommation collective de sortir de terre.
    Côté citoyen, cela simplifie grandement la démarche dans les zones rurales où l’absence de suffisamment de participants dans le périmètre pouvait bloquer la mise en place d’une opération d’ACC efficace.
    Côté entreprise, des acteurs comme EverWatt pourront entreprendre des boucles d’énergies avec une plus large portée géographique et donc, de toucher potentiellement une grappe de consommateurs et producteurs plus larges et complémentaires, notamment dans les zones d’activités périurbaines.

  • 1Komma5° annonce la construction d’une usine de modules solaires TOPCon en Allemagne

    1Komma5° prévoit de démarrer la production dans une nouvelle usine de modules solaires TOPCon en Allemagne à partir de l’année prochaine. La startup basée à Hambourg a pour objectif d’atteindre une capacité de production annuelle de 1 GW, avec des objectifs d’expansion supplémentaires pour atteindre 5 GW d’ici 2030.D’après pv magazine international.
    La start-up allemande 1Komma5° a dévoilé son projet de construction d’une usine de fabrication de modules solaires dans l’est de l’Allemagne.
    L’entreprise basée à Hambourg a déclaré que la nouvelle usine serait située dans les États de Brandebourg ou de Saxe. Elle commencera ses activités commerciales l’année prochaine. L’usine produira des panneaux TOPCon et aura initialement une capacité de production annuelle de 1 GW. L’entreprise prévoit de porter cette capacité à 5 GW d’ici à 2030.
    Cette année, la startup a lancé de nouveaux modules TOPCon entièrement noirs d’une puissance de 415 W. L’entreprise utilise le polysilicium de Wacker Chemie pour ses modules solaires, qui sont actuellement fabriqués en Chine selon ses propres spécifications. Le polysilicium de Wacker Chemie sera également utilisé pour la production en Allemagne.
    Dans un premier temps, 1Komma5° s’est abstenue de divulguer la source des cellules solaires pour ses modules solaires et le montant exact de l’investissement alloué à la mise en place de son installation de production. Contacté par pv magazine, l’entreprise n’a pas encore fait suite à notre demande sur le sujet. A noter que la société a récemment étendu ses chaînes d’approvisionnement aux marchés de l’Allemagne, de la Suède, de la Finlande, du Danemark, de l’Espagne, de l’Italie et de l’Australie.

  • L’acteur de la semaine : Q Energy dévoile sa stratégie dans le stockage de forte capacité en France

    Q Energy a annoncé la semaine dernière la construction d’un parc de batteries de 44 MWh à Saint-Avold en Moselle. pv magazine France s’est entretenu avec Louis Poulain, responsable de l’activité stockage, pour discuter du projet, mais aussi du modèle économique du stockage stationnaire de grande puissance en France et des facteurs permettant de faire baisser les coûts.Pouvez-vous nous en dire davantage sur la future batterie stationnaire qui va voir le jour à Saint-Avold ?  
    Louis Poulain, responsable de l’activité stockage pour Q Energy en France : Le projet entre dans le cadre de la décarbonation de la centrale électrique Emile Huchet, opérée par GazelEnergie. Nous allons y installer un système de stockage d’énergie (BESS) d’une puissance de 35 MW, pour une capacité de stockage de 44 MWh. 
    Louis Poulain, responsable de l’activité stockage pour l’Allemand Q Energy en France. Image : Q Energy
    Cette batterie, qui sera parmi les plus puissantes en France, est lauréate de l’appel d’offres long terme (AOLT) 2022-2028 de RTE, lors duquel Q Energy (RES à l’époque) avait remporté deux contrats de 24 MW. 
    Quelle chimie de batterie a été choisie ? 
    Nous avons sélectionné l’entreprise chinoise Narada Power Source, qui nous fournit 24 conteneurs de 20 pieds d’un peu plus de 2 MWh chacun. Ils présentent l’une des plus fortes densités énergétiques du marché et utilisent la technologie LFP (Lithium-fer-phosphate). Cette chimie est notamment plus stable que les batteries NMC (nickel manganèse cobalt) et donc moins exposée aux risques d’incendie. La chaîne d’approvisionnement est aussi éthiquement plus responsable, du fait de l’absence de cobalt.  
    Et pour le raccordement ?  
    Notre deuxième fournisseur est Omexon, filiale de Vinci, qui se charge de la partie chaînes de conversion et du raccordement au poste HTB (haute tension). La particularité est que cette batterie est raccordée directement au réseau de transport RTE. 
    D’ailleurs, sur les 400 MW de stockage stationnaire que nous développons aujourd’hui en France et qui devraient être mis en service d’ici à 2028, l’immense majorité sera raccordée au réseau RTE. Il s’agira de sites de 30, 50 et 100 MW de capacité unitaire.   
    Doit-on en déduire que le marché s’achemine vers des centrales de stockage seules de plus en plus puissantes ? 
    Ce que l’on constate, c’est que la mise en service des BESS s’accélère en France. Les premiers projets datent de 2019 et en quatre ans, plus de 600 MW ont été déployés. Dans un avenir très proche, le marché va croître vers un rythme de 300 à 500 MW installés chaque année.  
    C’est pourquoi Q Energy a fait le pari de cette technologie et entend mettre en service 50 MW en France l’année prochaine, puis 100 MW en 2025. Pour cela, l’entreprise a mis sur pied une équipe dédiée au stockage stationnaire. En France, nous sommes cinq spécialistes, aidés d’une vingtaine de fonctions supports.
    Le stockage est une activité complexe, très différente du développement de projets de production EnR. Il nécessite des compétences techniques et une expertise des marchés de l’électricité plus diverses, son modèle économique reposant sur l’empilement de revenus issus de multiples sources, comme les services réseau et le trading. 
    C’est-à-dire ?  
    Le stockage est encore très coûteux et la meilleure façon de le rentabiliser est de se positionner constamment sur le revenu le plus rémunérateur à un temps T. Nous avons pour cela plusieurs leviers. 
    Le premier d’entre eux est la fourniture de services système fréquence, qui sont rémunérés par RTE sur la base d’enchères journalières. Depuis 2019, les batteries participent ainsi à la réserve primaire et contribuent à stabiliser le réseau en maintenant sa fréquence autour de 50 Hz. Pour ce faire, elles compensent les légers déséquilibres permanents entre la production et la consommation en injectant ou en soutirant de l’électricité en quelques centaines de millisecondes, temps de réponse qu’elles sont le plus à même de proposer grâce à leur électronique de puissance. 
    A partir de 2024, nous nous positionnerons également sur la réserve secondaire, qui va s’ouvrir et qui vise à compenser les variations de fréquence dans un délai de quelques minutes. Ces deux services système constitueront la majorité de nos revenus dans les premières années.  
    Puis, ceux-ci seront complétés par l’arbitrage marché, qui est amené à croître dans les prochaines années. En effet, à mesure que les énergies renouvelables progressent dans le mix de production, elles amènent de la volatilité sur les marchés. On voit de plus en plus la formation de prix négatifs, en particulier quand il y a beaucoup de production éolienne et/ou solaire et que la consommation est faible. C’est ce que l’on nomme l’effet de cannibalisation. Les batteries permettront donc de limiter ce phénomène en achetant de l’électricité quand elle n’est pas chère (quand la production renouvelable est en excès par rapport à la demande) pour la revendre au moment où elle est chère, c’est-à-dire quand les consommateurs en ont besoin. Non seulement nous nous rémunérons sur la différence mais ce trading permet aussi de lisser les prix de l’électricité sur la durée. 
    Qu’en est-il de la compétitivité ? Est-ce que l’effet d’échelle va faire baisser le coût du stockage ?  
    La compétitivité est un enjeu stratégique et un prérequis pour permettre le déploiement en masse du marché du stockage dont nous avons besoin pour mener à bien la transition énergétique. Pour l’heure, nous sommes sur un rythme de baisse des coûts d’environ 10 % par an. Ils vont continuer à baisser dans les prochaines années, tirés par les volumes de véhicules électriques et les avancées technologiques, telles que les progrès sur la densité énergétique. On le voit par exemple dans le cas de la batterie de 44 MWh de Saint-Avold. Le projet s’est monté au moment de la hausse des Capex, dans un contexte d’inflation sur les matériaux et de tension sur les chaînes d’approvisionnement. Pourtant, elle fait partie des batteries les plus compétitives en cours de construction actuellement en France.