PV Solaire Énergie

Catégorie : Photovoltaïque

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  • Prosolia Energy lève 380 millions d’euros pour accélérer son développement mondial dans les énergies renouvelables

    Prosolia Energy, un producteur indépendant d’électricité (IPP) de premier plan, vient de finaliser une levée de fonds majeure de 380 millions d’euros. Cette opération financière vise à accélérer la mise en œuvre de sa feuille de route stratégique et le déploiement de son portefeuille international d’actifs renouvelables, incluant des projets solaires, éoliens et de stockage d’énergie par batteries (BESS).

    Une levée de fonds structurée en trois opérations majeures

    Le financement global de 380 millions d’euros se compose de trois transactions distinctes, chacune destinée à soutenir un pan spécifique de la croissance de l’entreprise. Cette approche démontre la confiance des institutions financières dans le modèle de développement et la solidité des projets de Prosolia Energy.

    Une facilité warehouse de 150 millions d’euros pour le développement de projets

    La première tranche, une facilité de financement dite « warehouse » de 150 millions d’euros, a été accordée par un consortium de banques comprenant ABN AMRO, SMBC et Santander. Cette ligne de crédit est conçue pour financer le développement et la construction d’environ 600 MW de nouvelles capacités renouvelables. Ces projets, qui intègrent différentes technologies dont le stockage, seront déployés dans sept pays européens, renforçant la présence internationale de l’énergéticien.

    94 millions d’euros pour l’autoconsommation industrielle avec Goldman Sachs

    Parallèlement, Prosolia Energy a sécurisé 94 millions d’euros auprès de Goldman Sachs, agissant comme unique souscripteur. Ce financement est dédié au portefeuille d’autoconsommation industrielle de l’entreprise. Il soutient des projets développés, construits et exploités par Prosolia, parmi lesquels figure l’un des plus grands parcs de parking photovoltaïque hybrides en France. Ces installations permettent aux sites industriels de produire et de consommer leur propre électricité verte, réduisant leur empreinte carbone et leur facture énergétique.

    Financement senior de 135 millions d’euros pour des actifs opérationnels en Espagne

    Enfin, la troisième opération consiste en un financement senior de près de 135 millions d’euros, arrangé par SMBC. Cette somme est directement liée à l’acquisition récente, auprès du groupe EDP, d’un portefeuille de 229 MW de projets renouvelables déjà en opération en Espagne. Cette acquisition stratégique procure à Prosolia Energy des revenus réguliers immédiats et consolide sa position sur un marché européen clé pour les énergies renouvelables.

    Les implications pour la transition énergétique en Europe

    Cette levée de fonds record intervient dans un contexte de forte accélération de la transition énergétique en Europe, stimulée par des plans comme le Pacte Vert pour l’Europe. Elle permet à Prosolia Energy de passer à la vitesse supérieure dans le déploiement de ses infrastructures. Le soutien à des technologies complémentaires comme le solaire, l’éolien et le stockage par batteries est essentiel pour créer un système électrique décarboné, flexible et résilient, capable de gérer l’intermittence des énergies renouvelables.

    En finançant à la fois le développement de nouveaux projets, l’autoconsommation pour l’industrie et l’acquisition d’actifs opérationnels, Prosolia Energy démontre une stratégie globale et diversifiée. Cette approche positionne l’entreprise comme un acteur intégré majeur, capable de contribuer significativement aux objectifs de sécurité énergétique et de neutralité carbone du continent.

  • Ppe 3 : une feuille de route pour le solaire français entre réalisme économique et ambitions énergétiques

    Après une longue attente, le gouvernement a dévoilé la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3). Ce document stratégique, présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, fixe les objectifs de développement des différentes filières énergétiques pour la France métropolitaine jusqu’en 2035. Pour le secteur photovoltaïque, la trajectoire annoncée marque un infléchissement par rapport aux dynamiques récentes, tout en offrant une visibilité saluée par les professionnels.

    Les nouveaux objectifs solaires : un rythme ralenti mais clarifié

    La PPE 3 retient un objectif de 48 gigawatts (GW) de puissance photovoltaïque installée d’ici à 2030, contre environ 20 GW fin 2025. Pour atteindre cette cible, le rythme de déploiement nécessaire est estimé à environ 3,5 GW par an. Cette trajectoire correspond au scénario R3 du gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE.

    Ce cadrage représente un ralentissement significatif par rapport aux années 2024 et 2025, qui avaient vu un déploiement record avoisinant les 6 GW annuels. Ce recalibrage s’explique principalement par une prévision de croissance modérée de la consommation électrique et par la priorité accordée au développement du nucléaire. Néanmoins, le choix du scénario R3, plus ambitieux que l’option R2 (42 GW) qui était sur la table, est perçu comme un signal positif par la filière.

    Une visibilité retrouvée pour les développeurs et investisseurs

    Malgré la baisse des ambitions, l’annonce de la PPE 3 a été accueillie avec un certain soulagement par les acteurs du solaire. Après plusieurs mois d’incertitude et de blocage des appels d’offres, la fixation d’un cap clair permet de relancer la planification des projets.

    « Cette feuille de route redonne de la visibilité indispensable aux développeurs, aux investisseurs et à l’ensemble de la chaîne de valeur », a réagi le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER). Cette stabilité est également cruciale pour les projets industriels nationaux, comme les futures giga-usines de fabrication de panneaux solaires portées par Carbon et HoloSolis, dont le développement nécessite une perspective de marché à long terme.

    Les grands axes de la stratégie énergétique française

    La PPE 3 ne se limite pas au solaire et dessine une stratégie globale pour la transition énergétique de la France, articulée autour de plusieurs piliers.

    La priorité à l’électricité décarbonée et au nucléaire

    Contrairement à la PPE précédente, qui envisageait une réduction du parc nucléaire, la nouvelle programmation confirme la relance de la filière atomique. Elle acte la construction de six nouveaux réacteurs EPR2 et laisse la porte ouverte à huit supplémentaires. L’objectif est de porter la part des énergies bas-carbone dans la production d’électricité à 60% en 2030 et 70% en 2035.

    Parallèlement, le texte mise sur l’électrification massive des usages (mobilité, chauffage, industrie) pour réduire la consommation d’énergies fossiles, qui devrait passer d’environ 900 TWh aujourd’hui à 330 TWh en 2035.

    Les zones non interconnectées et l’agrivoltaïsme

    La PPE 3 réaffirme l’engagement de l’État envers les territoires insulaires (Corse, Antilles, Mayotte, etc.). Des consultations spécifiques seront relancées en 2026 pour adapter la transition énergétique à leurs contraintes et potentiels. Par ailleurs, la répartition des 48 GW de solaire entre les segments (toitures, centrales au sol, agrivoltaïsme) reste à préciser via les futurs appels d’offres de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).

    Les défis en suspens : stockage et flexibilité

    Si la PPE 3 donne un cadre, plusieurs points cruciaux restent à affiner. Le principal angle mort identifié par les experts est l’absence d’objectif chiffré pour le stockage d’énergie. Alors que les projets de batteries se multiplient dans les files d’attente de RTE (13 GW), la programmation n’intègre pas de cible nationale à horizon 2030.

    « Le stockage et les mécanismes de flexibilité sont les grands oubliés de cette version, bien qu’ils soient essentiels pour accompagner le développement des renouvelables intermittentes », analyse Clément Le Roy, expert énergie chez Wavestone. La PPE 3 prévoit toutefois une clause de révision en 2027, qui pourrait permettre d’intégrer ces enjeux de manière plus explicite.

    La publication de la PPE 3 marque donc une étape importante, mais non conclusive. Elle fixe une trajectoire réaliste, quoique moins ambitieuse, pour le solaire, tout en réaffirmant la priorité donnée à une électricité décarbonée, portée par un mix renouvelable-nucléaire. La réussite de cette transition reposera désormais sur la concrétisation des outils de soutien et la capacité à adresser les défis du réseau et du stockage.

  • Zendure révolutionne le stockage solaire avec l’intelligence artificielle et des tarifs dynamiques

    Zendure révolutionne le stockage solaire avec l’intelligence artificielle et des tarifs dynamiques

    Lors d’un événement dédié à la presse européenne à Shenzhen, Zendure a dévoilé sa nouvelle vision pour l’avenir du stockage d’énergie résidentiel. Le fabricant, pionnier des solutions plug-and-play pour balcon, mise désormais sur l’intelligence logicielle pour se démarquer dans un marché de plus en plus concurrentiel. Sa nouvelle génération de batteries SolarFlow ne se contente plus de stocker l’électricité ; elle orchestre un écosystème énergétique complet piloté par des algorithmes d’IA.

    La stratégie logicielle au cœur de la différenciation

    Alors que le matériel tend à se standardiser, Zendure opère un virage stratégique. La marque estime que la vraie valeur ajoutée pour les consommateurs réside désormais dans le logiciel. Ses nouveaux systèmes, intégrant un moteur d’IA propriétaire appelé Zenki 2.0, analysent en temps réel la météo, les habitudes de consommation du foyer et les tarifs de l’électricité pour optimiser automatiquement la charge et la décharge des batteries.

    « Le matériel reste essentiel pour la sécurité et la performance, mais la différenciation se joue sur le logiciel », confirme Jolene Shang, directrice marketing de Zendure. L’objectif est de transformer l’habitat en un écosystème énergétique intelligent et synchronisé.

    Hems 2.0 : le cerveau qui pilote toute la maison

    Le cœur de cette innovation est le HEMS 2.0 (Home Energy Management System). Cette plateforme ne gère plus uniquement la batterie, mais intègre et coordonne tous les flux énergétiques :

    • Panneaux solaires (en toiture ou de balcon)
    • Systèmes de stockage SolarFlow
    • Pompes à chaleur
    • Bornes de recharge pour véhicules électriques
    • Compteurs intelligents

    Cette architecture en trois couches (appareil, PaaS, SaaS) permet un suivi centralisé et une optimisation automatique des coûts, visant à améliorer le retour sur investissement de l’installation solaire.

    Zenwave : exploiter les variations des tarifs de l’électricité

    L’innovation logicielle culmine avec ZenWave. Ce système exploite les données de plus de 840 fournisseurs d’énergie européens pour charger les batteries lorsque les prix sont bas, voire négatifs, et privilégier l’autoconsommation ou la restitution au réseau lors des pics tarifaires. En France, il est déjà configuré pour s’adapter à des contrats comme le Tempo d’EDF, programmant les charges pendant les Heures Creuses des jours rouges.

    Présentation de la nouvelle gamme Solarflow

    Zendure étoffe son offre avec trois nouveaux modèles conçus pour différents besoins et budgets :

    Solarflow 2400 pro : la puissance maximale

    Système bi-directionnel AC de 2 400 W, piloté par IA. Idéal pour les installations sur balcon ou toiture puissantes, il peut gérer jusqu’à 4 800 W d’entrée. Prix à partir de 1 199 €.

    Solarflow 2400 ac+ : la solution de retrofit

    Conçu pour moderniser les installations photovoltaïques existantes sans changer les panneaux ou les micro-onduleurs. Capacité extensible jusqu’à 16,8 kWh. Prix à partir de 959 €.

    Solarflow 1600 ac+ : l’entrée de gamme accessible

    Solution à 1 600 W pour les petits foyers ou les extensions d’installation. Capacité extensible jusqu’à 11,5 kWh. Prix à partir de 719 €.

    Sécurité et connectivité avancées

    Le matériel n’est pas négligé pour autant. La gamme intègre la technologie ZenGuard, avec une architecture Dual BMS et un dispositif d’extinction automatique en cas de surchauffe. Côté connectivité, la compatibilité avec le protocole MQTT permet une intégration avancée dans les écosystèmes domotiques populaires comme Home Assistant ou Homey, s’inscrivant dans une logique d’habitat connecté et évolutif.

    En se repositionnant comme un fournisseur de système énergétique intelligent, Zendure signe l’entrée du stockage résidentiel dans une ère où l’avantage concurrentiel se construit sur la data, la prédiction et l’optimisation fine de chaque kilowattheure.

  • Centrale solaire de Rouen : Une innovation en ombrière photovoltaïque sur parking

    Centrale solaire de Rouen : Une innovation en ombrière photovoltaïque sur parking

    Centrale solaire Rouen : Une innovation en ombrière photovoltaïque sur parking

    La Métropole Rouen Normandie a inauguré une centrale photovoltaïque d’un nouveau genre, installée sur le parking du dépôt de bus des Deux Rivières. Réalisée par Eiffage Énergie Systèmes, cette installation de 618 kWc illustre la tendance croissante à valoriser les espaces urbains pour la production d’énergie renouvelable. Elle combine les fonctions d’ombrière et de toiture, offrant un modèle reproductible pour les collectivités et les entreprises.

    Les caractéristiques techniques du projet solaire

    Mise en service le 29 décembre dernier, cette centrale se compose de 1 388 modules bifaciaux JA Solar d’une puissance unitaire de 455 Wc. L’électricité produite est convertie par cinq onduleurs Huawei SUN2000 de 100 kVA. D’une puissance crête totale de 618 kWc, l’installation couvre une surface significative du parking, générant une énergie verte pour les infrastructures locales.

    Un calendrier de réalisation efficace

    Pilotée par le bureau d’études Artelia en maîtrise d’œuvre, la phase d’étude technique a précédé l’intervention des équipes d’Eiffage. Le délai entre la signature du contrat et la livraison finale a été d’un an, avec une phase de chantier active condensée sur quatre mois seulement. Ce délai maîtrisé démontre l’expertise des acteurs dans le déploiement de solutions photovoltaïques complexes.

    Un modèle économique vertueux pour la collectivité

    Financée à hauteur de 500 000 euros par la Métropole Rouen Normandie, cette centrale est exploitée par Transdev Rouen. La production couvre les besoins énergétiques de l’atelier mécanique et des bureaux attenants. Le surplus d’électricité est revendu à EDF Obligation d’Achat au tarif réglementé S21, générant ainsi des recettes supplémentaires et assurant la rentabilité de l’investissement. Ce modèle contribue directement à l’autonomie énergétique du territoire.

    Une innovation majeure : Le système d’intégration hybride

    La particularité de ce projet réside dans son système de montage, conçu pour s’adapter à une structure existante sans être ni une toiture classique, ni une ombrière standard. Comme l’explique Corentin Jumeaucourt, responsable chez Eiffage, l’objectif était de créer une couverture photovoltaïque stable et efficace.

    Une conception sur-mesure pour résister aux vents

    Le système retenu est le système de montage pour toiture plate Schletter, crapoté sur la charpente métallique. En collaboration avec le lot génie civil, les équipes ont conçu un système de rails perpendiculaires supportant des rangées jumelées de panneaux. Ces derniers sont orientés est-ouest avec une faible inclinaison, une configuration optimisée pour offrir une meilleure résistance aux contraintes du vent, tout en maintenant une production énergétique performante.

    Les perspectives pour les ombrières solaires en France

    Ce projet s’inscrit dans une dynamique nationale de développement des centrales solaires sur parking, encouragée par la réglementation. Il démontre qu’il est possible d’allier innovation technique, intégration architecturale et performance économique. Les ombrières photovoltaïques représentent un potentiel immense pour les parkings de grande surface, les zones commerciales ou les infrastructures de transport, transformant des espaces inertes en producteurs d’énergie.

    Pour en savoir plus sur les politiques de soutien aux énergies renouvelables, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Transition Écologique.

  • Panneaux solaires au Maroc : une hausse des prix inévitable mais un marché dynamique

    Le secteur photovoltaïque marocain, en pleine expansion, fait face à un tournant tarifaire. La décision de la Chine de supprimer le remboursement de la TVA à l’exportation pour ses produits solaires, effective depuis le 1er avril, impacte directement les prix des équipements importés. Malgré cette pression à la hausse, les acteurs locaux font preuve de résilience et maintiennent leur optimisme, portés par un marché national extrêmement dynamique et des projets structurants d’envergure.

    L’impact de la mesure chinoise sur le marché marocain

    La suppression du remboursement de la TVA (généralement de 13%) par la Chine, premier producteur mondial de panneaux solaires, a des répercussions directes sur les coûts d’importation. Pour les distributeurs marocains, ce changement se traduit par un surcoût à l’achat. Comme l’explique Abderrahim El Ibrichi de Solarway by Disway, ce surcoût, incluant les frais de dédouanement, se situe entre 50 et 100 dirhams (environ 4,95 à 9,90 €) par panneau. Cette décision s’inscrit dans un contexte mondial de tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les matières premières, affectant l’ensemble de la filière.

    La réaction des distributeurs et fabricants

    Face à cette nouvelle donne, les distributeurs marocains adoptent des stratégies d’adaptation.

    L’absorption partielle par les distributeurs

    Des acteurs majeurs comme Clearenergy ou Erra Energies indiquent jouer sur leurs marges pour amortir le choc et ne pas trop pénaliser leurs clients professionnels (installateurs et EPCistes). Ils se veulent rassurants quant à la stabilité des approvisionnements, un point crucial pour la continuité des projets. Leur priorité est de préserver la compétitivité d’un marché en forte croissance.

    La pression accrue sur les fabricants

    Pour les fabricants de modules, la situation est plus complexe. Fahmi Chine, responsable des ventes pour JA Solar en Tunisie et au Maghreb, témoigne d’augmentations de prix bien plus significatives, de l’ordre de 20 à 40%. Cette hausse est attribuée à un double effet : la mesure fiscale chinoise et l’envolée historique du prix des matières premières critiques comme le polysilicium, l’argent et le cuivre. Conséquence directe : la part de marché de certains grands fabricants asiatiques au Maroc aurait sensiblement diminué, les distributeurs cherchant potentiellement d’autres sources d’approvisionnement.

    Un contexte national porteur malgré les défis

    Si les prix connaissent une tension, les perspectives du secteur solaire marocain restent exceptionnellement positives. La demande, qualifiée de « très dynamique » par les professionnels, est tirée par les secteurs commercial et industriel, soucieux de réduire leur facture énergétique et leur empreinte carbone.

    L’annonce majeure récente est le lancement du programme « Solar Rooftop 500 ». Piloté par MASEN (l’Agence Marocaine pour l’Énergie Durable), ce plan ambitieux vise à déployer 500 MWc de capacité solaire sur les toitures des entreprises industrielles et tertiaires d’ici 2030. Ce cadre structurant offre une visibilité à long terme et confirme la volonté du Royaume d’accélérer sa transition énergétique, comme le détaille la stratégie nationale intégrée. Pour en savoir plus sur les objectifs énergétiques du Maroc, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable.

    Conclusion : une filière résiliente face aux turbulences mondiales

    La hausse des prix des panneaux solaires au Maroc, bien que réelle, apparaît comme un ajustement dans un parcours globalement ascendant. La résilience des distributeurs, couplée à une demande intérieure robuste et à un fort soutien politique via des programmes comme « Solar Rooftop 500 », permet d’absorber le choc. La filière photovoltaïque marocaine démontre ainsi sa maturité et sa capacité à naviguer dans les complexités du marché mondial tout en se concentrant sur son développement national. L’innovation et la diversification des sources d’approvisionnement seront des axes clés pour garantir la pérennité de cette croissance.

  • TSE renforce son leadership solaire en France avec l’acquisition de 108 mwc de projets



    Le développeur et producteur d’énergie solaire TSE annonce une série d’opérations stratégiques consolidant sa position sur le marché français. Ces acquisitions, représentant une capacité totale de 108 mégawatts-crête (MWc), comprennent le rachat total d’un véhicule d’investissement et l’acquisition de nouveaux projets « prêts à construire ». Cette démarche s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise de devenir une plateforme de référence pour la consolidation du secteur photovoltaïque en France.

    Reprise de contrôle et acquisition d’actifs en exploitation

    Dans un premier temps, TSE a finalisé le rachat de la participation détenue par le fonds d’investissement Siloé Infrastructures dans TSE Finance 1. Cette opération permet à TSE de reprendre le contrôle intégral de ce véhicule, qui détient deux centrales solaires majeures déjà en service :

    • La centrale de Marville (Meuse) : Considérée comme l’une des plus grandes centrales photovoltaïques de France.
    • La centrale d’Oxelaëre (Nord) : Un projet de 18,4 MWc développé sur une ancienne friche ferroviaire de la SNCF, illustrant parfaitement la reconversion de terrains délaissés.

    Ces deux installations, désormais pleinement intégrées au patrimoine de TSE, représentent une puissance cumulée de 95 MWc et alimentent déjà le réseau électrique national en énergie renouvelable. Le développement de projets sur friches, encouragé par les pouvoirs publics, est un axe clé pour limiter l’artificialisation des sols, comme le rappelle le ministère de la Transition écologique.

    Développement du portefeuille avec des projets prêts à construire

    Parallèlement, TSE a enrichi son pipeline de développement en acquérant deux nouveaux projets photovoltaïques au sol, d’une capacité combinée de 13 MWc. Situés dans les régions Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes, ces projets sont au stade « prêts à construire ». Le lancement des travaux de construction est imminent. Une fois achevés, ils viendront renforcer le parc d’actifs en exploitation du groupe et contribuer à l’objectif national de développement des énergies renouvelables.

    Une stratégie de consolidation au service de la transition énergétique

    Avec un portefeuille de développement de 5 gigawatts (GW), TSE confirme son ambition de jouer un rôle structurant dans l’écosystème solaire français. L’intégration d’actifs en exploitation et de projets matures permet de créer des synergies significatives, tant sur le plan technique qu’opérationnel, avec les centrales développées en interne par ses équipes.

    « Ces acquisitions s’inscrivent pleinement dans notre stratégie visant à nous positionner comme une plateforme de consolidation du secteur photovoltaïque français. En intégrant des actifs en exploitation et des projets prêts à construire à son portefeuille, TSE génère des synergies avec les centrales développées en propre par ses équipes, tant sur le plan technique qu’opérationnel », a souligné Mathieu Debonnet, président de TSE.

    Cette croissance externe, couplée à un développement organique robuste, positionne TSE comme un acteur intégré majeur, capable de contribuer efficacement aux ambitions énergétiques de la France. Pour en savoir plus sur les objectifs de la France en matière d’énergies renouvelables, vous pouvez consulter le site de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).


  • Solaire expo maroc 2025 : le salon où l’énergie solaire recharge la mobilité électrique

    La 14e édition de Solaire Expo Maroc bat son plein à la Foire Internationale de Casablanca, confirmant son statut d’événement phare pour la transition énergétique en Afrique. Jusqu’au 12 février, près de 130 exposants venus de 15 pays présentent les dernières innovations, avec une orientation marquée cette année vers la mobilité verte et les solutions de stockage, essentielles pour accompagner l’ambitieux plan énergétique du Royaume.

    Un salon incontournable pour l’énergie verte en afrique

    Solaire Expo Maroc s’est imposé comme le salon de référence dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, rayonnant bien au-delà du Maroc sur tout le continent africain et le Moyen-Orient. Organisé avec le soutien des ministères marocains de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation et de l’Industrie et du Commerce, l’événement attire 1 500 participants professionnels et attend plus de 7 500 visiteurs. Cette édition met en lumière la synergie croissante entre production d’énergie solaire et nouveaux usages électriques.

    La mobilité électrique, fil rouge de l’édition 2025

    Près de la moitié de la surface d’exposition est cette année dédiée à la mobilité verte, soulignant son rôle central dans la transition. Les visiteurs peuvent découvrir une large gamme de véhicules électriques (VE), principalement destinés au marché de la location longue durée. Les géants mondiaux de l’automobile sont présents, avec des constructeurs chinois comme BYD, ainsi que des groupes européens implantés localement comme Stellantis et Renault, qui exposent leurs modèles hybrides produits à Kénitra. Cette forte représentation illustre la dynamique du marché marocain, qui se prépare à une électrification accrue des transports.

    Stockage d’énergie et panneaux solaires : les piliers techniques

    Parallèlement à la mobilité, les solutions de stockage d’énergie connaissent un essor remarquable. Des leaders mondiaux comme Huawei sont en tête d’affiche, souvent aux côtés de leurs partenaires distributeurs. Le fabricant chinois JA Solar, annoncé comme le numéro un mondial des ventes de modules photovoltaïques en 2025, est également présent. Le secteur est très compétitif, avec une forte représentation d’industriels chinois et européens spécialisés, comme les allemands SL Rack et K2 Systems pour les structures de fixation.

    La présence française et les acteurs locaux

    La délégation française, bien que réduite, est représentée par des spécialistes de niche : le groupe Revolt (énergie décarbonée provisoire) et les fabricants de systèmes de fixation Dome Solar et Adiwatt. L’absence notable d’installateurs français contraste avec la vitalité des fournisseurs et distributeurs locaux de matériel photovoltaïque. Ces acteurs marocains, proposant des équipements de toutes origines, sont en première ligne pour relever le défi national de la transition énergétique.

    L’ambition énergétique du maroc à l’horizon 2030

    Les innovations présentées à Solaire Expo Maroc prennent tout leur sens au regard des objectifs nationaux. Le Maroc vise à porter la part des énergies renouvelables dans son mix électrique à plus de 52% d’ici 2030. L’intégration de l’énergie solaire, du stockage et de la mobilité électrique constitue donc un axe stratégique pour atteindre cette cible ambitieuse et réduire la dépendance aux énergies fossiles.

  • TotalEnergies signe des contrats majeurs avec Google et Airbus pour une électricité bas carbone

    TotalEnergies, acteur énergétique mondial, renforce significativement son portefeuille de contrats d’achat d’électricité à long terme (Power Purchase Agreements ou PPA) avec deux géants industriels. L’entreprise annonce en effet des accords stratégiques avec Google pour sécuriser de l’énergie solaire aux États-Unis et avec Airbus pour une fourniture d’électricité décarbonée en Europe. Ces partenariats illustrent la demande croissante des grandes entreprises pour une énergie fiable et verte, et positionnent TotalEnergies comme un fournisseur clé dans la transition énergétique.

    Un partenariat solaire de 1 GW avec Google au Texas

    TotalEnergies a conclu deux nouveaux PPA avec Google, portant sur la fourniture d’une capacité solaire totale de 1 gigawatt (GW). Cette électricité renouvelable est destinée à alimenter les data centers de Google situés au Texas. Ces contrats, d’une durée de 15 ans, représentent un volume colossal de 28 térawattheures (TWh) d’électricité propre.

    L’électricité sera produite par deux parcs solaires développés et détenus par TotalEnergies dans l’État du Texas : le parc Wichita (805 MWc) et le parc Mustang Creek (195 MWc). La construction de ces installations est prévue pour démarrer au second semestre 2026. Ces nouveaux accords s’ajoutent aux 1,2 GW de PPA déjà contractualisés par Clearway Energy, un développeur de projets renouvelables dont TotalEnergies détient 50%, pour alimenter d’autres data centers de Google sur plusieurs marchés électriques américains.

    Accompagner la croissance énergivore de l’intelligence artificielle

    Ces investissements massifs dans les énergies renouvelables répondent en partie à la demande exponentielle en électricité du secteur numérique, notamment portée par le développement de l’intelligence artificielle et des data centers. Sécuriser une alimentation électrique abondante et décarbonée est devenu un enjeu stratégique pour les géants de la tech. Avec un portefeuille américain de 10 GW de capacité brute en actifs solaires, éoliens et de stockage, TotalEnergies se place comme un partenaire de choix pour répondre à ce défi.

    Airbus sécurise une électricité « clean firm power » en Europe

    En parallèle de l’accord avec Google, TotalEnergies a signé deux contrats distincts avec le constructeur aéronautique Airbus. Ces PPA portent sur la fourniture d’électricité dite « clean firm power » pour un volume total de 3,3 TWh. Cette énergie est destinée à alimenter l’ensemble des principaux sites de production d’Airbus en Allemagne et au Royaume-Uni.

    Ce type de contrat garantit une fourniture d’électricité fiable et bas carbone, combinant souvent des sources renouvelables avec des mécanismes de compensation ou de garantie d’origine. Pour Airbus, cet accord est une pierre angulaire de sa stratégie de décarbonation. Florent Massou dit Labaquère, EVP Operations pour la division Avions commerciaux d’Airbus, a déclaré : « Ces accords aideront Airbus à sécuriser une énergie fiable et bas carbone, soutenant notre ambition d’accroître la part d’électricité renouvelable sur nos sites. »

    Une collaboration élargie sur la décarbonation du secteur aérien

    Cette collaboration ne se limite pas à l’électricité. Elle s’inscrit dans un partenariat plus large entre les deux groupes, qui inclut également le développement de carburants d’aviation durables (SAF). Cette approche globale vise à renforcer la résilience et la durabilité des opérations d’Airbus, en ligne avec les objectifs de l’industrie aéronautique pour réduire son empreinte carbone. Pour en savoir plus sur les engagements du secteur, consultez le site de l’Air Transport Action Group (ATAG).

    Les PPA, un levier essentiel pour la transition énergétique des entreprises

    Les Power Purchase Agreements (PPA) sont des contrats d’achat d’électricité à long terme conclus directement entre un producteur d’énergie et un consommateur (souvent une entreprise). Ils permettent aux entreprises de verrouiller un prix stable pour leur électricité sur plusieurs années, de sécuriser leur approvisionnement et de garantir l’origine renouvelable de leur énergie, contribuant ainsi directement à leurs objectifs ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

    Le marché des PPA connaît une croissance rapide, porté par la volonté des grandes corporations de décarboner leurs activités. TotalEnergies, avec son portefeuille diversifié de projets renouvelables à travers le monde, est bien positionné pour capturer une part significative de ce marché en expansion. Ces contrats avec Google et Airbus démontrent la capacité de l’énergéticien à répondre aux besoins complexes de clients industriels de premier plan à l’échelle internationale.

  • Crise du solaire résidentiel : un état des lieux alarmant pour les installateurs

    Crise du solaire résidentiel : état des lieux et perspectives pour les installateurs

    Le secteur du photovoltaïque résidentiel en France traverse une période de turbulence extrême. Une enquête menée fin 2025 par Enerplan et Observ’ER révèle la grande fragilité économique des très petites entreprises (TPE) qui composent majoritairement la filière. Alors que le gouvernement annonce l’imminence de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), le constat sur le terrain est sans appel : emploi en recul, perspectives sombres et un besoin urgent de mesures de soutien.

    Une enquête qui révèle la fragilité structurelle de la filière

    Réalisée du 6 novembre au 3 décembre 2025, l’étude a recueilli les réponses de 351 installateurs photovoltaïques RGE spécialisés dans le résidentiel (installations de moins de 36 kW). Le panel est représentatif d’un secteur atomisé : 63,2% des répondants sont des TPE de 1 à 4 salariés. À l’inverse, les entreprises de plus de 50 salariés ne représentent que 0,9% de l’échantillon. Cette structure rend le secteur particulièrement vulnérable aux chocs de marché.

    L’objectif de l’enquête était d’évaluer l’impact de la réduction des aides actée par l’arrêté tarifaire de mars 2025, qui a mis fin aux dispositifs plus avantageux de l’arrêté S21 de 2021. Les résultats confirment les craintes : la note moyenne de santé économique des entreprises n’est que de 2,7 sur 5. Seulement 21,1% des installateurs estiment leur situation satisfaisante.

    Un impact dramatique sur l’emploi et les perspectives

    Les conséquences de cette crise se mesurent directement en termes d’emplois. Depuis fin 2024, les entreprises interrogées ont perdu en moyenne 6% de leurs effectifs. La saignée est encore plus forte chez les plus petites structures : les TPE de dix salariés ou moins, qui représentent plus de 80% des répondants, ont vu leurs effectifs chuter de 12% en un an. Dans ce paysage, seules les très grandes entreprises (plus de 50 salariés) ont créé des emplois en 2025, mais leur poids dans la filière reste marginal.

    Des prévisions pour 2026 qui n’annoncent pas d’amélioration

    Les perspectives à court terme ne sont pas de nature à redonner de l’optimisme. Pour l’année 2026 :

    • 22% des entreprises (soit 75 sociétés sur l’échantillon) envisagent des licenciements.
    • 66% anticipent une stabilisation de leurs effectifs, synonyme de gel du développement.
    • Seuls 12% prévoient des recrutements, signe d’une confiance extrêmement faible dans la reprise.

    Un appel urgent à l’action des pouvoirs publics

    Face à ce tableau préoccupant, Enerplan, le syndicat des professionnels de l’énergie solaire, lance un appel pressant aux décideurs politiques. Alors que la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) doit être finalisée, le syndicat estime qu’il est « impératif – et urgent ! – d’engager les mesures nécessaires pour retrouver une dynamique ».

    Parmi les leviers identifiés pour relancer la filière et sécuriser les entreprises :

    • La simplification des autorisations d’urbanisme, souvent citée comme un frein administratif majeur.
    • La mise en place de raccordements au réseau « en un clic » pour réduire les délais.
    • Une rationalisation et une clarification du processus des audits RGE, gage de qualité mais parfois source de complexité.

    La survie de centaines de TPE et la réalisation des objectifs français de transition énergétique semblent indissociables d’une action publique rapide et déterminée pour redonner de la visibilité et de la compétitivité à la filière solaire résidentielle.