PV Solaire Énergie

Catégorie : Photovoltaïque

Ajout automatique par WPeMatico

  • L’Afrique connaît un boom solaire historique avec une croissance de 54 % en 2025

    L’Afrique connaît un boom solaire historique avec une croissance de 54 % en 2025



    Le continent africain est entré dans une nouvelle ère de son développement énergétique. Selon le Global Solar Council (GSC), l’Afrique a enregistré en 2025 sa croissance la plus rapide jamais observée dans le secteur solaire, avec l’ajout de 4,5 gigawatts (GW) de nouvelles capacités. Cette performance représente une augmentation spectaculaire de 54 % par rapport à l’année précédente, marquant un tournant décisif dans la transition énergétique du continent.

    Les deux moteurs de l’expansion solaire africaine

    Cette croissance record est portée par deux dynamiques complémentaires qui structurent le marché. D’un côté, les projets solaires à grande échelle, souvent initiés et financés par les gouvernements et les institutions de développement internationales comme la Banque Africaine de Développement, continuent de se développer. De l’autre, le segment du solaire distribué connaît un essor remarquable. Les installations sur les toits des habitations, des commerces et des industries, financées majoritairement par le secteur privé, contribuent massivement à cette nouvelle capacité, démocratisant l’accès à une électricité propre et décentralisée.

    Un paysage énergétique en pleine diversification

    Si des pays leaders maintiennent leur avance, de nouveaux acteurs émergent avec force. Le marché reste dominé par l’Afrique du Sud (1,6 GW ajoutés), suivie du Nigeria (803 MW), de l’Égypte (500 MW) et de l’Algérie (400 MW). Cependant, la tendance la plus significative est la montée en puissance de marchés émergents. Le Maroc, la Zambie et la Tunisie ont ainsi respectivement augmenté leur capacité de 204 MWc, 139 MWc et 120 MW en 2025, souvent grâce à une forte adoption du solaire distribué.

    Note : Les données peuvent varier selon les sources. L’Association Africaine de l’Industrie Solaire (AFSIA) rapportait par exemple 2,4 GW installés pour la même période, soulignant les défis de l’harmonisation des statistiques à l’échelle continentale.

    Un potentiel immense face à des défis persistants

    L’Afrique détient un atout majeur : environ 60 % des meilleures ressources solaires de la planète. Alors que la demande énergétique du continent devrait être multipliée par huit d’ici 2050, l’énergie solaire apparaît comme une solution incontournable. Les importations de modules solaires, qui ont atteint 18,2 GW en 2025 – bien au-delà des besoins des seuls projets publics –, confirment l’engouement massif, notamment pour les applications résidentielles et commerciales.

    Le financement, principal frein à lever

    Malgré cette dynamique positive, un obstacle de taille persiste. Aujourd’hui, 82 % des investissements dans les énergies propres en Afrique proviennent encore de fonds publics ou de développement. Les projets privés, en particulier les installations distribuées qui nécessitent des financements locaux et à court terme, se heurtent à des difficultés d’accès au capital. Pour libérer tout le potentiel du continent, le GSC souligne la nécessité de créer des modèles financiers innovants et adaptés à cette réalité.

    Perspectives : vers un avenir radieux à condition d’agir

    Les prévisions pour les prochaines années sont extrêmement optimistes. Le secteur solaire africain pourrait afficher un taux de croissance annuel moyen de 21 % jusqu’en 2029. Si les recommandations clés sont mises en œuvre – notamment le développement de financements adaptés, l’amélioration de la collecte de données, et des investissements accrus dans les infrastructures de réseau et de stockage –, le continent pourrait installer plus de 33 GW de capacité solaire supplémentaire d’ici 2029. Cela multiplierait par six la capacité ajoutée en 2025, accélérant considérablement l’accès universel à une énergie fiable, abordable et durable pour tous les Africains.


  • MET Group accélère en Italie avec sa centrale agrivoltaïque de Caltignaga

    MET Group accélère en Italie avec sa centrale agrivoltaïque de Caltignaga

    Le Suisse MET Group renforce significativement sa présence dans les énergies renouvelables en Italie avec la mise en service de la centrale solaire de Caltignaga. D’une puissance de 10 MWc, cette installation agrivoltaïque située dans le Piémont représente une nouvelle étape dans la stratégie européenne du groupe énergétique. Cette réalisation s’inscrit dans un contexte de forte croissance du solaire en Italie, un marché prioritaire pour le développeur.

    Les détails du projet solaire de Caltignaga

    Le parc de Caltignaga, dont la construction a débuté en juillet 2024, est désormais pleinement opérationnel. Il se compose d’environ 15 000 panneaux photovoltaïques et devrait produire annuellement 15 GWh d’électricité verte, soit l’équivalent de la consommation de plus de 5 500 foyers italiens. L’ingénierie, l’approvisionnement et la construction (EPC) ont été confiés à l’entreprise CMC Europe Italy SRL.

    Le modèle agrivoltaïque, une synergie gagnante

    Comme son premier parc italien, cette centrale utilise un modèle agrivoltaïque. Cette approche innovante permet de combiner production d’énergie solaire et activité agricole sur une même surface de terrain. Les panneaux sont surélevés, laissant la possibilité de cultiver le sol ou de pratiquer l’élevage en dessous, optimisant ainsi l’usage des terres et contribuant à la transition énergétique sans concurrencer le secteur agricole.

    Une stratégie italienne qui prend de l’ampleur

    Caltignaga est le deuxième actif solaire opérationnel de MET Group en Italie, après le parc de Ferrera Erbognone (10 MWc) mis en service en octobre 2025. Ces deux projets démontrent l’accélération des investissements du groupe, historiquement actif sur les marchés du gaz et de l’électricité, dans les renouvelables.

    Un portefeuille en pleine croissance

    Ces deux centrales italiennes sont détenues par Keppel MET Renewables (KMR), une coentreprise à parts égales entre MET Group et la division Infrastructure du groupe singapourien Keppel. À travers sa division Green Assets, MET Group investit non seulement dans le solaire, mais aussi dans l’éolien terrestre et les systèmes de stockage par batteries (BESS). Le groupe exploite aujourd’hui 445 MW d’actifs éoliens et solaires en Europe et dispose d’un solide portefeuille de projets en développement.

    Valorisation de l’énergie et perspectives

    L’électricité produite par les centrales de Caltignaga et Ferrera Erbognone est commercialisée via un mix de solutions : des contrats d’achat d’électricité de long terme (Corporate PPAs) avec des entreprises, les mécanismes de soutien du gestionnaire de réseau italien GSE, et la fourniture directe par MET Energia Italia, la filiale du groupe sur place. Cette diversification assure une rentabilité stable et pérennise les investissements.

    L’Italie reste un marché stratégique pour MET Group, qui compte bien poursuivre son déploiement dans les énergies renouvelables à travers le pays, contribuant ainsi aux objectifs nationaux et européens de décarbonation.

  • PvPilot : Le système de gestion d’énergie intelligent et universel pour l’autoconsommation solaire

    PvPilot : Le système de gestion d’énergie intelligent et universel pour l’autoconsommation solaire






    PvPilot : Le système de gestion d’énergie intelligent et universel pour l’autoconsommation solaire

    Dans un contexte de transition énergétique et d’évolution de la réglementation, la maîtrise de sa consommation électrique devient un enjeu central pour les foyers équipés de panneaux solaires. La solution PvPilot, développée par une société toulousaine, se positionne comme un Energy Management System (EMS) domestique clé en main, conçu pour maximiser l’autoconsommation photovoltaïque grâce à une compatibilité universelle avec les équipements du marché.

    Un contexte réglementaire favorable aux systèmes de gestion d’énergie

    Depuis le 1er octobre 2025, l’accès au taux de TVA réduit à 5,5% pour les installations solaires est soumis à deux conditions : l’utilisation de panneaux bas carbone et l’intégration d’un système de gestion de l’énergie (HEMS). Cette mesure, détaillée par le gouvernement pour encourager une production plus verte et une consommation plus intelligente, a ouvert un marché significatif pour les solutions de pilotage énergétique résidentiel. PvPilot répond précisément à cette exigence, offrant aux installateurs un outil conforme pour leurs clients.

    Comment fonctionne la solution PvPilot ?

    PvPilot se distingue par sa simplicité d’installation et sa puissance d’analyse. La solution se présente sous la forme d’une clé USB à brancher sur un appareil électronique domestique (box, télévision). Elle communique avec des contacteurs relais (comme les modules Shelly) installés dans le tableau électrique. Ce système assure deux fonctions principales :

    • Mesure en temps réel : Il analyse en permanence la production des panneaux solaires et la consommation globale de la maison.
    • Pilotage intelligent : Il orchestre automatiquement les équipements électriques (chauffe-eau, batterie, borne de recharge pour véhicule électrique) en fonction des surplus de production solaire.

    Commercialisée en BtoBtoC au prix de 179 euros HT, elle est destinée aux installateurs photovoltaïques qui peuvent ainsi proposer une offre de valeur ajoutée à leurs clients finaux.

    La force d’une compatibilité universelle et d’un écosystème ouvert

    Contrairement à de nombreux systèmes propriétaires, la grande innovation de PvPilot réside dans son universalité. « Notre plateforme est compatible avec tous les types de matériels (onduleurs, batteries, bornes de recharge) de toutes les marques présentes sur le marché, dans un écosystème totalement ouvert », explique Florian Lizon, CEO de PvPilot. Cette approche libère les installateurs de toute contrainte de marque et permet aux utilisateurs de construire une installation évolutive, indépendante des futurs développements technologiques. Pour en savoir plus sur les standards d’interopérabilité dans la domotique, vous pouvez consulter les ressources de l’association Home Assistant, pionnière en la matière.

    Maximiser l’autoconsommation : un jeu pour l’utilisateur

    L’interface de PvPilot est accessible à la fois à l’installateur pour la configuration et au client final via une application dédiée. Cette transparence des données est un levier puissant pour modifier les comportements. « C’est presque un jeu. Une étude du CNRS démontre que le simple fait de pouvoir visualiser ces données suffit à changer ses habitudes et à augmenter son autoconsommation de 15% », précise Florian Lizon.

    Le système propose deux modes de gestion :

    Mode automatique : L’EMS prend toutes les décisions de pilotage de manière optimisée.

    Mode manuel : L’utilisateur définit lui-même les priorités (par exemple, attribuer 80% du surplus solaire au chauffe-eau).

    L’exemple concret de la pompe de piscine

    Prenons un cas pratique : un surplus solaire de 500 W est insuffisant pour démarrer une pompe de piscine de 1000 W. PvPilot va d’abord diriger ce surplus vers la batterie domestique pendant une heure. Une fois 0,5 kWh stockés, il commande le démarrage de la pompe. Celle-ci est alors alimentée à 50% par le solaire instantané et à 50% par l’énergie stockée. Résultat : la pompe fonctionne à 100% avec de l’énergie solaire, sans aucun prélèvement sur le réseau, même avec une batterie de capacité modeste.

    Un allié naturel pour le stockage et la recharge électrique

    Avec le développement des batteries domestiques et des bornes de recharge pour véhicule électrique, le rôle d’un EMS devient crucial. PvPilot optimise en priorité la charge de la batterie avec les surplus, puis celle du véhicule électrique, garantissant que chaque kilowattheure produit est consommé sur place. Cette optimisation rend l’utilisation de la batterie plus efficiente et prolonge sa durée de vie en évitant les cycles de charge/décharge inutiles. Pour comprendre l’importance de cette gestion intelligente sur le réseau, les rapports de RTE (Réseau de Transport d’Électricité) fournissent des analyses précieuses.

    Conclusion : une solution d’avenir pour la maison connectée et solaire

    Fort de plus de 500 installations déjà en service et avec un objectif de 3000 d’ici fin d’année, PvPilot s’impose comme une référence sur le marché du pilotage énergétique résidentiel. Son modèle ouvert, son prix compétitif et sa capacité à s’adapter à toutes les technologies en font bien plus qu’un simple boîtier : c’est un système évolutif conçu pour accompagner la croissance de la filière solaire et l’empowerment des consommateurs. En permettant aux ménages de visualiser, comprendre et optimiser leur énergie, PvPilot contribue activement à une transition énergétique plus décentralisée et efficace.


  • L’argent métal en 2026 : entre tensions géopolitiques et transition énergétique

    Le marché de l’argent traverse une période de turbulences et de records historiques. Alors que le prix a connu une ascension fulgurante avant une correction significative début 2024, les analystes anticipent une poursuite de la hausse sur le reste de l’année, portée par un déficit structurel de l’offre et une demande industrielle robuste. Cet article décrypte les dynamiques complexes de ce métal précieux, à la fois actif refuge et composant essentiel de la haute technologie.

    Un marché en déficit pour la sixième année consécutive

    Selon le Silver Institute, un groupe de recherche basé à Washington, le marché mondial de l’argent devrait enregistrer son sixième déficit annuel consécutif en 2026. Cela signifie que la demande totale excédera l’offre, un déséquilibre fondamental qui exerce une pression constante à la hausse sur les cours. Ce déficit persiste malgré une baisse anticipée de la demande industrielle, qui devrait reculer d’environ 2% en 2026 pour atteindre un plus bas de quatre ans, autour de 650 millions d’onces.

    Le paradoxe de l’industrie solaire

    Le secteur photovoltaïque, premier consommateur industriel d’argent, est au cœur de cette baisse prévue. Les fabricants de panneaux solaires intensifient leurs efforts de « thrifting » (réduction des quantités utilisées par cellule) et de substitution par d’autres métaux, comme le cuivre. Le World Silver Survey 2025 indique que ces mesures techniques devraient réduire la demande du solaire en 2026, malgré la croissance continue des installations mondiales. Une étude prospective suggère néanmoins que l’industrie photovoltaïque pourrait représenter jusqu’à 40% de la demande mondiale d’argent d’ici 2030, soulignant son importance à long terme.

    La relève portée par l’électronique et l’IA

    La baisse de consommation dans le solaire sera partiellement compensée par une demande croissante dans d’autres secteurs high-tech. L’expansion massive des centres de données, le développement des technologies d’intelligence artificielle (IA) et l’électrification du secteur automobile, où l’argent est indispensable pour les connecteurs et les contacts électriques, soutiennent la demande industrielle. Cette diversification rend le marché moins dépendant d’un seul secteur.

    Analyse des prix : volatilité record et perspectives haussières

    Le prix de l’argent a connu une année 2024 exceptionnellement volatile. Après une hausse d’environ 243% sur un an, il a atteint un pic historique à 121,65 dollars l’once fin janvier 2024, avant une correction brutale en février. Les cours se sont ensuite stabilisés autour de 83 dollars l’once, démontrant une résilience notable.

    Philip Newman, directeur général du cabinet de recherche Metals Focus, analyse ce rebond comme le signe d’un intérêt soutenu des investisseurs. « Le fait que les prix se soient bien redressés après la correction démontre la solidité de l’appétit pour l’argent. Nous nous attendons à ce que les prix se renforcent encore cette année, même avec un niveau élevé de volatilité », a-t-il déclaré. Cette volatilité est alimentée par un cocktail de facteurs : tensions géopolitiques, incertitudes sur les politiques monétaires (notamment celles de la Réserve fédérale américaine), et faiblesse périodique de l’offre physique sur les places de marché comme Londres.

    Les facteurs clés qui soutiennent le marché en 2024-2026

    • Déficit structurel de l’offre : La production minière peine à suivre le rythme de la demande, créant un déséquilibre fondamental.
    • Demande industrielle résiliente : Malgré les économies dans le solaire, les nouveaux débouchés (IA, 5G, véhicules électriques) offrent un socle solide.
    • Contexte macroéconomique et géopolitique : L’argent, comme l’or, bénéficie de son statut de valeur refuge en période d’incertitude et d’inflation.
    • Intérêt des investisseurs : L’attention portée aux métaux précieux, via les ETF physiques ou les pièces, reste forte.

    En conclusion, le marché de l’argent s’apprête à naviguer dans des eaux agitées mais porteuses. La combinaison d’un déficit persistant, d’une demande industrielle en mutation mais robuste, et d’un appétit soutenu des investisseurs, laisse présager une tendance haussière pour les cours à moyen terme, bien que jalonnée d’épisodes de forte volatilité. Les acteurs, des industriels aux investisseurs, devront composer avec cette nouvelle réalité de prix plus élevés et plus instables.

  • Ze energy accélère en allemagne avec deux projets majeurs de stockage par batteries

    Le producteur d’électricité verte ZE Energy renforce significativement sa présence européenne dans le domaine crucial du stockage d’énergie. Lors du salon E-World energy & water à Essen, l’entreprise a officialisé un partenariat stratégique avec le développeur allemand SPP Development. Cet accord porte sur le co-développement de deux centrales de stockage par batteries (BESS) dans le Brandebourg, représentant une puissance cumulée de 145 MW pour une capacité de stockage supérieure à 300 MWh.

    Un partenariat stratégique avec un expert local

    Pour pénétrer le marché allemand, ZE Energy s’est associé à un acteur reconnu. Basée dans le Brandebourg, SPP Development GmbH & Co. KG est un développeur historique des énergies renouvelables en Allemagne. Depuis 2012, la société s’est spécialisée dans les grandes centrales photovoltaïques et a été pionnière dans le financement de projets via des contrats d’achat d’électricité (PPA), avec plus de 850 MW de puissance installée. Son pipeline de projets photovoltaïques hybrides atteint aujourd’hui 5 GW, démontrant son expertise et son ancrage territorial.

    Détails des projets dans le brandebourg

    Les deux projets de batteries, situés sur des sites stratégiques du Brandebourg, seront directement raccordés au réseau haute tension de 110 kV. Conformément à leurs rôles respectifs, SPP Development prendra en charge toutes les phases de développement jusqu’au stade « Ready-to-Build » (prêt à construire). ZE Energy, en tant qu’investisseur et futur exploitant, vise quant à lui une mise en service des installations à l’horizon 2028.

    L’allemagne, un marché clé pour la transition énergétique européenne

    Cette annonce marque une étape décisive dans la stratégie européenne de ZE Energy. Après avoir sécurisé un projet de stockage en Italie dans le cadre de l’appel d’offres MACSE, l’entreprise fait de l’Allemagne une priorité. Ce pays, engagé dans sa « Energiewende » (transition énergétique), représente un marché essentiel pour le déploiement des solutions de stockage. Ces dernières sont indispensables pour stabiliser un réseau électrique intégrant une part croissante d’énergies renouvelables intermittentes, comme l’éolien et le solaire.

    Le rôle crucial du stockage par batteries (bess)

    Les Battery Energy Storage Systems (BESS) sont des infrastructures vitales pour l’avenir du système électrique. Ils permettent de stocker l’énergie excédentaire produite lors des pics de production renouvelable pour la réinjecter sur le réseau lors des pics de consommation. Cette flexibilité améliore la sécurité d’approvisionnement, optimise l’utilisation des infrastructures et facilite l’intégration des énergies vertes. Le développement de ces méga-batteries est donc un enjeu central pour atteindre les objectifs de décarbonation en Europe.

    En s’implantant en Allemagne via ce partenariat, ZE Energy confirme son ambition de devenir un acteur clé du stockage d’énergie sur le continent, contribuant directement à la sécurité et à la résilience des réseaux électriques de demain.

  • Agrivoltaïsme et pomme de terre : entre baisse de rendement et optimisation de l’eau



    L’agrivoltaïsme, pratique qui combine production agricole et production d’électricité solaire sur une même parcelle, suscite un intérêt croissant pour sa promesse de synergie. Une étude italienne récente, publiée dans la revue Applied Energy, s’est penchée sur son impact concret pour une culture majeure : la pomme de terre. Les résultats révèlent un équilibre complexe entre des pertes de rendement et des bénéfices agronomiques inattendus, ouvrant la voie à une gestion plus fine de ces systèmes.

    Une étude de modélisation à haute résolution

    Des chercheurs de l’Université de Florence ont développé un modèle sophistiqué pour évaluer les effets d’une installation agrivoltaïque sur un champ de pommes de terre. Plutôt que de réaliser une campagne de mesures sur site, l’équipe, dirigée par Andrea Ademollo, a opté pour une modélisation géométrique détaillée. Cette approche a permis de simuler l’ombrage porté par les panneaux solaires sur la culture avec une précision spatiale extrême (13 cm x 6,5 cm), et ce toutes les 5 minutes, en s’appuyant sur 18 années de données météorologiques.

    Le système simulé était une centrale de 1 MW surélevée à 3 mètres du sol, occupant 40% de la surface d’une parcelle à Sesto Fiorentino. La cohérence des résultats a été validée en les comparant avec des données expérimentales publiées sur des cultures en conditions d’ombrage similaire sous climat tempéré.

    L’impact de l’ombrage sur le microclimat de la culture

    Le principal effet de la structure photovoltaïque est, sans surprise, la réduction de l’ensoleillement direct. Les simulations indiquent une baisse de l’irradiance pouvant atteindre 55% sous les panneaux. Cette réduction de lumière se traduit directement par une diminution du rendement en tubercules, estimée en moyenne à 15% par rapport à une culture en plein champ.

    Cependant, cet ombrage n’a pas que des effets négatifs. Il modifie profondément le microclimat au niveau du sol et de la plante :

    • Réduction de l’évapotranspiration : Un couvert végétal et un sol moins chauffés diminuent la demande en eau de la culture.
    • Prolongation du cycle végétatif : Le stress hydrique étant retardé, les plantes conservent plus longtemps un bon statut physiologique, ce qui retarde la sénescence et prolonge la période d’accumulation de biomasse.
    • Amélioration de l’efficience de l’utilisation de l’eau (WUE) : La plante produit plus de matière sèche par unité d’eau consommée.

    Un compromis entre énergie, agriculture et économie

    L’analyse économique intégrée de l’étude met en lumière la viabilité relative des différents scénarios. Le Coût Actualisé de l’Énergie (LCOE) de l’installation agrivoltaïque s’élève à 0,084 €/kWh, contre 0,061 €/kWh pour une centrale photovoltaïque au sol classique sur le même terrain. L’écart s’explique par les coûts de structure plus élevés des systèmes surélevés.

    La rentabilité du projet agrivoltaïque est fortement tributaire du taux d’autoconsommation de l’électricité produite. Sur des terres agricoles déjà exploitées, le système présente un taux de rentabilité interne (TRI) de 13% (retour sur investissement en 10 ans), contre 21% (retour en 6 ans) pour le solaire au sol. La valorisation de la production agricole atténue donc l’écart de rentabilité avec le photovoltaïque conventionnel.

    Malgré la baisse de rendement agricole, l’étude calcule un Coefficient d’Équivalence des Terres (Land Equivalent Ratio – LER) de 1,58. Cette valeur supérieure à 1 démontre que la production combinée (énergie + agriculture) sur une même surface est plus efficace que si les deux activités étaient séparées, confirmant l’intérêt fondamental de l’agrivoltaïsme pour l’optimisation de l’usage des sols.

    Perspectives et recherches futures

    Les auteurs soulignent que leurs travaux ouvrent des pistes pour optimiser la conception des systèmes. Un ombrage modéré et stratégique, notamment en début de saison, pourrait maximiser les bénéfices hydriques tout en minimisant les pertes de rendement. Ils préconisent que les recherches futures intègrent des modèles de micrométéorologie pour mieux prédire les variations de température de l’air et du sol sous les panneaux, des paramètres clés pour affiner les prévisions de croissance.

    Cette étude, en quantifiant finement les trade-offs, contribue à une vision plus nuancée de l’agrivoltaïsme. Elle montre qu’au-delà de la simple coexistence, il s’agit de concevoir des systèmes qui créent des conditions agro-climatiques nouvelles, pouvant apporter des solutions dans un contexte de stress hydrique accru. Pour en savoir plus sur les politiques et les avancées de l’agrivoltaïsme en Europe, vous pouvez consulter les ressources du Directoire Général de l’Énergie de la Commission Européenne.


  • Appels d’offres solaires 2026 : Lancement imminent pour 2,9 GWc annuels

    Appels d’offres solaires 2026 : Lancement imminent pour 2,9 GWc annuels

    Le gouvernement français franchit une étape cruciale pour sa transition énergétique. Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, a confirmé la publication imminente des cahiers des charges des prochains appels d’offres solaires. Cette annonce, attendue par toute la filière, concrétise les objectifs ambitieux de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) et vise à installer un rythme soutenu de 2,9 gigawatts-crête (GWc) par an à partir de 2026.

    Les détails de l’annonce ministérielle

    Lors d’une conférence de presse, le ministre Roland Lescure a précisé le calendrier et les volumes : « Nous allons lancer dès la semaine prochaine un appel d’offre avec un volume cible de 2,9 GW en 2026 et un appel d’offre “PV Grands bâtiments” de 300 MW publié au Journal officiel de l’Union européenne. Cela correspond à 3 GW de nouvelles capacités. » Cette feuille de route confirme la volonté de l’État d’accélérer le déploiement du photovoltaïque pour atteindre entre 55 et 80 GW de puissance installée d’ici 2035, un niveau essentiel pour répondre à la croissance de la demande, notamment celle des data centers.

    Le cadre défini par la PPE et le décret du 13 février 2026

    Cette programmation s’inscrit dans le cadre juridique fixé par le décret publié au Journal officiel le 13 février 2026. Ce texte encadre le rythme d’attribution des soutiens publics à l’éolien terrestre et au photovoltaïque jusqu’au 31 décembre 2028. Il reprend l’objectif de 2,9 GWc annuels pour la période 2026-2028, assurant une continuité avec la PPE précédente.

    Analyse de la filière solaire

    Le syndicat des professionnels de l’énergie solaire, Enerplan, salue cette visibilité. Il analyse que cette programmation correspondrait à un volume annuel total d’environ 3,6 GWc, se décomposant en 2,9 GWc attribués via appels d’offres et 0,7 GWc soutenus en guichet ouvert. Ce plafond clair permet aux développeurs, investisseurs et industriels de planifier leurs projets et leurs investissements sur le moyen terme, renforçant la stabilité du secteur.

    Les autres dispositions et perspectives

    Le décret prévoit également d’importantes mesures de suivi et d’adaptation. Un rapport sur l’évolution de la consommation électrique et du développement des moyens de production décarbonée devra être publié d’ici fin 2026. De plus, une clause de revoyure est actée, permettant une révision simplifiée de la PPE fin 2027 si les circonstances l’exigent. Cette flexibilité est cruciale pour s’adapter aux évolutions technologiques et aux impératifs du réseau électrique.

    Conclusion : Une ambition solaire réaffirmée

    La publication imminente de ces appels d’offres marque un signal fort envoyé à la filière solaire française. En programmant un rythme annuel de 2,9 GWc, le gouvernement réaffirme son ambition de faire du photovoltaïque un pilier de son mix électrique décarboné. Cette stabilité réglementaire et cette vision à long terme sont des conditions indispensables pour atteindre les objectifs de la Stratégie Française sur l’Énergie et le Climat et réussir la transition énergétique.

  • Un milliard d’euros pour le solaire : le partenariat stratégique entre apex énergies et le crédit agricole

    Le producteur indépendant d’énergies renouvelables Apex Énergies et le Groupe Crédit Agricole viennent de sceller un partenariat financier majeur. Avec un investissement cible de 975 millions d’euros, cette alliance vise à accélérer massivement le déploiement de centrales photovoltaïques et de solutions de stockage sur l’ensemble du territoire français d’ici 2030.

    Les chiffres clés d’un investissement historique

    Ce partenariat, annoncé en décembre 2023, se structure autour d’une prise de participation à hauteur de 49% du Crédit Agricole dans une holding dédiée d’Apex Énergies. L’objectif est clair : développer, construire et exploiter jusqu’à 725 MWc de nouvelles capacités renouvelables. Pour donner l’échelle, cette puissance représente l’équivalent de la consommation électrique annuelle de plusieurs centaines de milliers de foyers.

    • Montant de l’investissement : 975 millions d’euros.
    • Capacité visée d’ici 2030 : 725 MWc (Mégawatt-crête).
    • Nombre de projets : 1 977 installations photovoltaïques et de stockage.
    • Première phase intégrée : 827 actifs opérationnels, représentant déjà 253 MWc.

    Un modèle de financement innovant et réplicable

    Ce montage financier est pionnier par son ampleur et sa structure. Piloté par la Caisse Régionale du Crédit Agricole du Languedoc, il a mobilisé pas moins de onze caisses régionales du groupe bancaire. Chacune est associée à une région d’implantation des projets d’Apex Énergies, assurant ainsi un ancrage territorial fort et une répartition des risques.

    Ce modèle « réplicable » est conçu pour absorber progressivement de nouveaux actifs. Il s’inscrit dans la continuité d’une relation de confiance historique entre les deux groupes, le Crédit Agricole ayant déjà été actionnaire d’Apex Énergies par le passé.

    Les ambitions d’apex énergies soutenues par ce partenariat

    Fondé en 1991 à Montpellier, Apex Énergies est un acteur historique du solaire français, avec plus de 3 000 sites sécurisés pour une puissance de 750 MWc. Ce nouveau financement lui donne les moyens de ses ambitions. « Ce financement donnera à Apex les moyens de concrétiser ses ambitions », a déclaré Paul-Emile Chauvin, Directeur du Financement d’Apex Énergies. L’objectif est de renforcer significativement son portefeuille d’actifs en exploitation et de contribuer activement aux objectifs de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) française.

    Un coup d’accélérateur pour la transition énergétique française

    Ce partenariat intervient à un moment crucial pour la filière des énergies renouvelables en France. Il démontre la maturité du secteur et la confiance des grands acteurs financiers dans la rentabilité et la pérennité des projets solaires couplés au stockage. Le déploiement de près de 2 000 installations réparties sur tout le territoire contribuera directement à la diversification du mix électrique, à la sécurité d’approvisionnement et à la réduction des émissions de CO2, en phase avec les engagements nationaux et européens pour le climat.

  • Solar rooftop 500 : 500 MWc de solaire pour les entreprises marocaines d’ici 2030

    Le Maroc accélère sa transition énergétique avec un programme ambitieux dédié aux entreprises. Lancé officiellement en février 2024, le projet Solar Rooftop 500 (SR500) vise à équiper les toits des industries et du secteur tertiaire avec 500 mégawatts-crête (MWc) de panneaux solaires photovoltaïques d’ici l’horizon 2030. Cette initiative concrète, issue de la coopération internationale, marque une étape clé dans la décarbonation de l’économie marocaine et l’accès à une énergie compétitive.

    Un projet pionnier issu de la coopération climatique Maroc-Suisse

    Solar Rooftop 500 n’est pas un programme ordinaire. Il est le premier projet opérationnel au Maroc autorisé dans le cadre de l’Article 6.2 de l’Accord de Paris. Ce mécanisme, élaboré lors des négociations climatiques de l’ONU, permet à deux pays de coopérer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Concrètement, la Suisse et le Maroc collaborent via un transfert de crédits carbone internationaux (ITMOs), dans un cadre rigoureux garantissant l’intégrité environnementale et évitant toute double comptabilisation des réductions d’émissions. Ce projet illustre comment les engagements internationaux, pris lors de forums comme la COP27, se traduisent par des actions sur le terrain.

    Comment fonctionne le programme SR500 ?

    Le programme cible spécifiquement les entreprises marocaines pour des installations d’autoconsommation solaire. Son cahier des charges est précis :

    • Puissance : Les projets éligibles doivent avoir une puissance maximale de 3 MWc par site.
    • Nouveauté : Seules les nouvelles installations photovoltaïques sont acceptées.
    • Financement : Les projets ne doivent bénéficier d’aucune subvention publique marocaine.
    • Vente de surplus : L’électricité excédentaire ne peut pas être vendue, favorisant une logique d’optimisation de la consommation sur site.

    Les entreprises peuvent choisir d’installer des systèmes avec ou sans batterie de stockage, en fonction de leurs besoins en flexibilité énergétique.

    Le moteur financier : la valorisation des crédits carbone

    L’innovation majeure de SR500 réside dans son modèle économique, qui repose sur la monétisation des réductions d’émissions de CO₂. Un processus strict de Mesure, Rapport et Vérification (MRV) est mis en place pour quantifier avec précision les émissions évitées grâce à l’énergie solaire produite. Après validation par un vérificateur indépendant, ces réductions sont converties en crédits carbone.

    L’incitation financière pour l’entreprise est directe :

    • 60% du montant estimé des crédits carbone est versé après l’installation des panneaux, aidant au financement du projet.
    • Les 40% restants sont payés annuellement, sur la base des performances réelles de l’installation, créant un revenu récurrent.

    Quels impacts pour le Maroc et ses entreprises ?

    Le déploiement de 500 MWc en toiture représente une capacité significative, comparable à celle d’une grande centrale solaire au sol. Les bénéfices sont multiples :

    • Pour les entreprises : Réduction de la facture électrique, sécurisation de l’approvisionnement en énergie, amélioration de la compétitivité et contribution à leur stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).
    • Pour le réseau national : Une production d’électricité décentralisée qui réduit la pression sur le réseau et limite les pertes en ligne.
    • Pour la transition énergétique : Une contribution directe aux objectifs nationaux de mix énergétique, qui visent à porter la part des énergies renouvelables à plus de 52% d’ici 2030, comme le détaille la stratégie énergétique du Ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement.

    Piloté par Africa Climate Solutions en partenariat avec le Cluster Énergies Renouvelables (Cluster ENR), SR500 est un catalyseur qui pourrait inspirer d’autres projets similaires sur le continent africain, en montrant la voie d’une coopération climatique fructueuse et opérationnelle.