PV Solaire Énergie

Catégorie : Actualités de l’industrie solaire photovoltaïque

  • ABB renforce son partenariat avec Northvolt pour électrifier la plus grande usine de recyclage de batteries au monde

    ABB et Northvolt continuent de renforcer leur collaboration de longue date dans le domaine des batteries vertes, de plus en plus indispensables dans le cadre de la transition énergétique. Depuis 2017, ABB a déjà livré des équipements d’électrification et d’automatisation essentiels pour alimenter en électricité Northvolt Ett, la giga-usine suédoise de fabrication de batteries lithium-ion. Ce partenariat s’élargit de manière à inclure le recyclage des batteries. ABB fournira l’électrification des processus pour alimenter la plus grande usine de recyclage de batteries au monde, Revolt Ett, actuellement construite par Northvolt à Skellefteå, dans le nord de la Suède. Les détails financiers n’ont pas été dévoilés.
    Le site de recyclage de Revolt Ett traitera chaque année 125 000 tonnes de batteries en fin de vie et de rebuts de production de batteries. Il desservira la giga-usine de Northvolt, installée sur le même site, qui a mis en service un bloc de production en 2022 et prévoit d’en ouvrir d’autres afin d’atteindre une capacité de production annuelle de 60 GWh.
    Partenaire de la transition énergétique mondiale, Northvolt fournit un large éventail de batteries lithium-ion aux secteurs de l’automobile, de l’industrie et du stockage de l’énergie à grande échelle. La société adapte son approche aux chiffres du Forum économique mondial, selon lesquels la demande de batteries devrait être multipliée par 14 d’ici 2030 en raison de l’adoption des véhicules électriques.
    ABB fournira à l’usine des appareillages et des variateurs de vitesse capables de s’adapter à la vitesse des processus de l’usine en variant la puissance en fonction des besoins, dans une démarche d’économies d’énergie, d’amélioration des performances et de réduction de la maintenance.
    Composante essentielle de la démarche de durabilité de Northvolt, cette usine entrera en service en 2023. La société prévoit de réduire l’empreinte carbone de ses batteries à 10 kg de CO2 par kWh d’ici 2030, contre un niveau de référence du secteur de 98 kg de CO2 par kWh. Indispensable en vue de cet objectif, l’usine de Northvolt Ett est alimentée à 100 % par des énergies non fossiles.
    « Les batteries sont une technologie critique dans le cadre de la transition énergétique, » explique Emma Nehrenheim, Chief Environmental Officer chez Northvolt. « Mais compte tenu de la croissance soutenue de la demande de batteries, il est essentiel de trouver des solutions pour recycler ces dernières et d’assurer la fiabilité et la durabilité de l’approvisionnement en matières premières. La nouvelle usine Revolt Ett nous aidera à atteindre ces deux objectifs, essentiels dans le cadre de notre mission : fabriquer les batteries les plus vertes au monde. »
    Un nombre croissant de batteries parvenant aujourd’hui en fin de vie, le recyclage par processus hydrométallurgique et de récupération des matériaux devrait satisfaire jusqu’à 50 % des besoins de Northvolt Ett en matières premières (lithium, nickel, cobalt, manganèse) d’ici 2030. Northvolt espère être, à cette date, en mesure de fabriquer 150 GWh par an dans ses usines de Suède et d’Allemagne.
    « Il s’agit de la première commande d’ABB sur le segment stratégique du recyclage des batteries, » explique Staffan Södergård, Business Unit Manager, Battery Manufacturing, Process Industries chez ABB. « Mené conjointement avec Northvolt, ce projet nous offre l’opportunité d’aider nos clients à s’affranchir de leurs émissions carbone, à réutiliser leurs matériaux et à protéger leurs chaînes d’approvisionnement critiques. Nous avons hâte de le voir à l’œuvre. »
    La giga-usine de batteries Northvolt Ett est située près du port de Skellefteå, dans le nord de la Suède. Northvolt est un fournisseur européen de cellules et systèmes de batteries de haute qualité, fondé dans le but de faciliter la transition européenne vers un futur décarboné et de fabriquer les batteries lithium-ion les plus vertes au monde, caractérisée par une empreinte CO2 minime.
    ABB est devenu partenaire de Northvolt en 2017, à l’ouverture du campus de recherche et développement de ce dernier à Västerås, en Suède. Depuis, ABB a notamment investi dans Northvolt via ABB Technology Ventures (ATV), son unité de capital-risque. Si ce partenariat est axé, depuis le début, sur l’électrification et l’automatisation, Northvolt a également opté, tout récemment, pour la méthodologie d’optimisation d’usine d’ABB dans le but d’accélérer l’exécution de ses projets grâce à des solutions d’électrification, d’instrumentation, de contrôle et de digitalisation (EICD) visant à rationaliser le démarrage et les opérations de son usine.
        

  • Session plénière du Parlement européen : Les députés veulent accroître l’utilisation des énergies renouvelables

    Mardi 12 septembre, le Parlement a voté l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, conformément au Pacte vert et au plan REPowerEU.
    La mise à jour de la directive sur les énergies renouvelables (RED), déjà approuvée par les députés et le Conseil, porte la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie de l’UE à 42,5 % d’ici 2030. Les États membres devraient s’efforcer d’atteindre 45 %. La législation accélérera également les procédures d’octroi de permis pour les nouvelles installations de production d’énergie renouvelable, comme les panneaux solaires ou les éoliennes, ou d’adaptation des installations existantes. Les autorités nationales ne devront pas prendre plus de 12 mois pour approuver de nouvelles installations si elles sont situées dans des zones dites « propices au déploiement des énergies renouvelables ». En dehors de ces zones, les procédures ne devront pas dépasser 24 mois.
    « Dans notre quête d’une plus grande indépendance énergétique et d’une réduction des émissions de CO2, nous avons revu à la hausse nos objectifs en matière d’énergies renouvelables. Cette directive est la preuve que Bruxelles peut être à la fois non bureaucratique et pragmatique. Nous avons désigné les énergies renouvelables comme étant d’intérêt public supérieur, ce qui a permis de rationaliser leur processus d’approbation. Nous nous concentrons sur l’énergie éolienne, l’énergie photovoltaïque, l’énergie hydraulique, l’énergie géothermique et les courants de marée.
    La biomasse issue du bois restera classée comme énergie renouvelable. En vertu du principe “d’accord tacite”, les investissements seront considérés comme approuvés en l’absence de retour d’information de la part de l’administration. L’avenir est vaste, rien n’est impossible. Nous avons maintenant besoin de toute urgence d’une conception du marché de l’électricité de l’UE et d’un passage immédiat à l’hydrogène pour une transition plus verte » a déclaré le député en charge du dossier Markus Pieper (PPE, DE).
    Dans le secteur des transports, le déploiement des énergies renouvelables devra mener à une réduction de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour cela, la législation, d’une part, impose d’accroître la part des biocarburants avancés dans la consommation du secteur et, de l’autre, fixe des quotas plus ambitieux pour les carburants renouvelables d’origine non biologique, tels que l’hydrogène.
    Les députés ont aussi veillé à ce que les États membres fixent un objectif indicatif d’au moins 5% de technologies innovantes en matière d’énergies renouvelables parmi la capacité d’énergie renouvelable nouvellement installée, ainsi qu’un cadre contraignant pour les projets énergétiques transfrontaliers. Ils ont plaidé en faveur de critères plus stricts concernant l’utilisation de la biomasse afin de garantir que l’UE ne subventionne pas des pratiques non durables. La récolte de la biomasse devrait se faire de manière à prévenir les effets négatifs sur la qualité des sols et la biodiversité.
        

  • TSE signe un CPPA de 31 MWc avec une coopérative agricole

    D’une durée de 20 ans, le contrat repose sur l’achat d’électricité produite par deux centrales solaires qui seront construites sur du foncier dégradé : l’une de 25 MWc en Haute-Marne, dont la mise en service est prévue fin 2024, et l’autre dans la Manche d’une puissance de 6 MWc, qui sera opérationnelle en 2027.Le producteur d’énergie solaire TSE a signé un CPPA (contrat d’achat direct d’électricité) de 31 MWc avec la coopérative agricole et alimentaire française Agrial. Active dans les domaines du lait, des légumes et fruits frais, des boissons et des viandes, celle-ci a réalisé 7,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2022 et regroupe 12 000 agriculteurs adhérents et 22 000 salariés.
    D’une durée de 20 ans, le contrat repose sur l’achat d’électricité produite par deux centrales solaires de TSE : une centrale située en Haute-Marne d’une puissance de près de 25 MWc, dont la mise en service est prévue fin 2024, et un parc photovoltaïque dans la Manche d’une puissance de 6 MWc, qui sera opérationnel en 2027. Ces deux actifs, installés sur du foncier dégradé non agricole, produiront environ 36 GWh par an. Cet approvisionnement en électricité décarbonée s’inscrit dans le cadre du Plan Climat 2035 Agrial, qui vise notamment à réduire de 50% ses émissions énergétiques de gaz à effet de serre, et représentera entre 10 et 15 % de la consommation d’électricité française de la coopérative.
    Il s’agit pour TSE du troisième PPA signé en quelques mois, après celui de 21,3 MWc noué avec bioMerieux en juin et celui de 95 MWc avec les hypermarchés Les Mousquetaires en juillet. « Avec ce 3ème CPPA, TSE démontre son positionnement d’acteur incontournable de l’énergie solaire », s’est réjoui Mathieu Debonnet, président de TSE, qui dispose de 18 centrales solaires en exploitation. En avril 2023, TSE a levé 130 millions d’euros en capital afin de renforcer son développement et le groupe est également actionnaire du consortium Holosolis qui a pour projet la construction d’une gigafactory photovoltaïque de 5 GW/an à Sarreguemines.

  • [Entretien] Le CEA développe une technique de récupération du silicium et de l’argent dans les panneaux solaires en fin de vie

    En appliquant des techniques développées initialement pour le nucléaire, le CEA veut participer au développement de procédé de recyclage dans la filière photovoltaïque. pv magazine France s’est entretenu avec Virginie Basini, cheffe du service des technologies durables pour le cycle des matières au CEA, pour comprendre le potentiel et les perspectives industrielles de ces techniques qui permettent notamment d’extraire le silicium et l’argent des panneaux en fin de vie.La volonté européenne de créer une chaîne de valeur du photovoltaïque régionale se heurte au besoin important en matières premières de la filière. Dans un contexte de transition énergétique, le recyclage des matériaux à valeur ajoutée devient stratégique. C’est dans cette logique que le CEA a décidé de mettre à profit de la filière des énergies renouvelables ses compétences techniques et son innovation interne.
    «Le CEA déploie depuis plus de 60 ans une R&D dans un contexte d’économie circulaire, avec le cycle du combustible nucléaire qui s’inscrit dans cette logique de circularité », explique Virginie Basini, cheffe du service des technologies durables pour le cycle des matières au CEA, qui a répondu aux questions de pv magazine France sur le sujet. En appliquant des techniques développées initialement pour le nucléaire, le CEA veut participer au développement de procédé de recyclage dans les composants des infrastrucures et technologies d’énergies renouvelables. Pour le solaire photovoltaïque, le procédé de « délamination » par CO2 supercritique de l’agence permet par exemple d’extraire le silicium et l’argent des panneaux en fin de vie.
    pv magazine France : pouvez-vous expliquer en quelques mots quelle technique est mise en place par le CEA pour extraire le silicium et l’argent des panneaux solaires en fin de vie ?
    Virginie Basini : Un module photovoltaïque est composé de divers éléments : de verre, d’une cellule PV encapsulée dans un polymère (EVA : éthylène-acétate de vinyle) et d’une feuille arrière (backsheet). Il est également composé de métaux critiques (argent, cuivre) ou stratégiques (silicium métal) dont l’Europe ne maîtrise pas pleinement la production. Le recyclage correspond donc à séparer ces éléments constituant les modules PV afin de les valoriser dans une logique d’économie circulaire.
    Dans cette optique, le CEA étudie un procédé de « délamination » par CO2 supercritique, état aux propriétés intermédiaires entre liquide et gaz obtenu quand il dépasse son point critique à 31°C et 73,8 bars de pression. Sous cette forme, le CO2 va pénétrer dans les solides, notamment le polymère qui encapsule la cellule PV en silicium, et dès lors que les chercheurs effectuent une dépressurisation, le CO2 présent dans le polymère encapsulant, va retrouver une forme gazeuse et le polymère va alors se mettre à gonfler et mousser. Cette déformation entraîne la séparation des différentes couches du module PV qui peuvent ainsi être récupérées individuellement.
    Quels sont les taux de recyclage/récupération atteints actuellement ?
    Aujourd’hui, une directive impose 80% en masse de recyclage des matières présentes dans un panneau photovoltaïque. Ce taux correspond principalement au poids du cadre en aluminium et le verre en face avant (75 %), qui sont des matières avec peu de valeur. L’enjeu est donc de développer des solutions technologiques permettant l’accès aux matériaux de plus haute valeur comme l’argent (<1 %) ou le silicium (5 %). C’est pourquoi, au-delà de la séparation par délamination, le CEA développe également des procédés telle que l’hydrométallurgie, pour récupérer avec une très grande efficacité (>90 %) l’argent présent en quantité de plus en plus faible dans les cellules.
    Quelle est la qualité des matières recueillies ?
    L’argent, qui représente moins de 1 % du panneau photovoltaïque, représente pourtant plus de 30 % de sa valeur. Tout l’enjeu du recyclage est donc de garantir une pureté maximum de cette matière de haute valeur afin de permettre son réemploi. C’est également le cas pour le silicium, dont la majorité récupérée pourrait s’orienter vers les filières du silicium haute pureté utilisé dans la microélectronique ou le photovoltaïque. Le verre, qui reste intact après la délamination, peut aussi être recyclé dans la filière du verre plat.
    Est-ce qu’une filière de réutilisation est en développement ? Si oui, quand pourrait-on voir l’industrialisation du procédé ?
    S’il n’existe pour l’instant pas de filière officielle pour la seconde vie des panneaux, une forte augmentation de ce type d’usage est attendue dans les prochaines années. Une filière industrielle émerge en Auvergne Rhône-Alpes au travers de la future société Solreed qui a été créée en 2023 par un essaimage CEA. La start-up organisera une alliance d’acteurs privés, publics et ESS pour mettre en œuvre cette nouvelle filière.
    Quelle est la feuille de route de la stratégie d’économie circulaire présentée par le CEA et quels sont les enjeux de cette filière, en particulier en ce qui concerne le solaire photovoltaïque ?
    La production d’énergie photovoltaïque a dépassé les 1000 TWh en 2021, en forte croissance, supérieure à 20 à 30 % par an. La production mondiale de cellules PV (230 GW en 2022) doit tripler pour atteindre 600 GW d’ici 2040 (scenario NZE de l’IEA). De plus, la grande majorité (plus de 95 %) des panneaux PV sont à base de silicium (5 %), d’argent (<1 %) et de cuivre (1 %). Le silicium et le cuivre sont respectivement des matériaux stratégiques et critiques identifiés par l’Europe en 2023. Nous sommes donc face à deux enjeux : il faut améliorer la performance des PV pour augmenter la production d’électricité tout en réduisant la quantité de matériaux ou en les substituant par des composants moins critiques. La réduction de l’argent utilisé lors de la métallisation des cellules solaire est un axe majeur de recherche. Actuellement la teneur d’argent est de 25 mg par Wc, on vise les 15 mg/Wc en 2030, selon la roadmap internationale, et des solutions sont actuellement à l’étude pour atteindre 10 par Wc, et ceci sans perte de rendement cellule.

  • Le Nigéria se dote d’une usine d’assemblage de modules solaires

    Auxano Solar a inauguré une usine d’assemblage de panneaux solaires d’une capacité de 100 MW à Ibeju Lekki, dans la mégalopole de Lagos au Nigéria. Le projet a été initié en 2016 et a bénéficié d’un financement de 2 millions de dollars (1,9 million d’euros).Le groupe Auxano Solar a inauguré sa nouvelle usine d’assemblage de panneaux solaires photovoltaïques à Lagos au Nigéria le 28 septembre dernier. Le fournisseur de solutions solaires a affirmé avoir mis en place une capacité de 100 MW sur son site industriel d’Ibeju Lekki, une localité située tout au sud de la mégalopole.
    Le projet a été lancé en 2016 avec, dans un premier temps, la mise en place d’une usine de production semi-automatisée de 10 MW. Il a pris un tournant concret en 2020 avec un financement de la société d’investissement All On, qui fait partie du groupe pétrolier Shell. La subvention initiale de 50 000 dollars (47400 euros), versée dans le cadre du programme USADF Offgrid, a ensuite été portée à 2 millions de dollars (1,9 millions d’euros) pour lancer les travaux de construction.
    « Notre objectif est de pénétrer le marché nigérian avant de nous diriger vers l’exportation de l’énergie solaire photovoltaïque vers les pays voisins, a déclaré à la presse locale Chuks Umezulora, co-fondateur et PDG d’Auxano Solar lors de l’inauguration. Notre offre s’adresse à la fois au secteur formel – les entreprises solaires actives dans les mini-réseaux, aux fournisseurs solaires commerciaux et industriels – et au secteur informel – les importateurs de panneaux solaires destinés à la revente. » Aux mêmes interlocuteurs du journal Business Day, Wiebe Boer, président de l’Université Calvin, a déclaré que l’absorption de la production de 100 MW par le marché pourrait se traduire par une croissance renouvelable au Nigeria et en Afrique.
    L’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) a estimé que le Nigeria disposait de 33 MW d’énergie solaire connectée au réseau à la fin de 2021 et que les énergies renouvelables pourraient répondre à 60 % de la demande énergétique du pays d’ici 2050.

  • Des images satellite haute résolution pour la détection des systèmes solaires résidentiels

    La société américaine Maxar Technologies a utilisé des images satellite d’une résolution de 31 cm à 15,5 cm pour identifier les systèmes photovoltaïques installés sur les toits dans le sud de l’Allemagne. L’entreprise affirme que sa nouvelle approche a permis d’identifier 97,8 % des réseaux solaires avec un niveau de confiance élevé.D’après pv magazine International
    Des chercheurs de la société américaine de technologie spatiale Maxar Technologies ont créé un nouvel ensemble de données pour la détection des systèmes photovoltaïques résidentiels en utilisant l’imagerie satellitaire à haute résolution. L’ensemble de données a été présenté dans l’étude “A solar panel dataset of very high-resolution satellite imagery to support the Sustainable Development Goals” (Un ensemble de données sur les panneaux solaires d’imagerie satellite à très haute résolution pour soutenir les objectifs de développement durable), publiée dans scientific data.
    « Cet ensemble de données peut être utilisé indépendamment ou en conjonction avec des ensembles de données d’imagerie non satellitaires plus importants pour produire des modèles de détection robustes capables de généraliser à travers les types d’images, ont expliqué les scientifiques. Il pourrait mieux soutenir l’utilisation de l’imagerie satellitaire pour détecter et surveiller rapidement les installations de panneaux solaires à l’échelle résidentielle, ce qui permettrait aux chercheurs et aux décideurs politiques de répondre aux besoins de diverses applications.
    La cartographie contient 2 542 systèmes photovoltaïques situés dans le sud de l’Allemagne. Les chercheurs ont expliqué qu’ils avaient choisi cette région en raison de la forte concentration de systèmes photovoltaïques résidentiels et commerciaux. Après avoir acquis des images de la zone, ils ont choisi au hasard trois zones dans la région sélectionnée et ont utilisé un logiciel pour identifier les réseaux photovoltaïques.
    Ils ont annoté manuellement les panneaux solaires individuels et, afin de vérifier leur identification, ils ont comparé leurs résultats aux images de Google Earth, qui offre des images à plus haute résolution. Les objets ne comportant potentiellement qu’un ou deux modules solaires, accolés ou séparés, ont été considérés comme des objets sans panneaux, tels que des puits de lumière, des bouches de ventilation et des cheminées.
    « Au total, 2 487 objets de type panneau solaire, soit 97,8 %, ont été identifiés avec un degré de confiance élevé, ont comptabilisé les universitaires. Moins de 3,0 % des panneaux solaires ont été identifiés avec un niveau de confiance moyen ou faible ». Selon les scientifiques, ce nouvel ensemble de données peut être utilisé soit pour développer des modèles de détection applicables uniquement à l’imagerie satellitaire, soit en conjonction avec des ensembles de données d’imagerie aérienne par panneaux solaires existants pour soutenir des modèles de détection généralisés.

  • Pollestres (66) s’engage pour un avenir durable

    La centrale photovoltaïque installée au centre technique municipal de Pollestres, a été inaugurée ce jeudi, par le maire Jean-Charles Moriconi en compagnie de nombreuses personnalités présentes. Cette réalisation innovante, couvrant une surface de 1500 m2, fonctionne en autoconsommation collective et alimente ainsi en électricité nos bâtiments communaux, tels que la mairie, la crèche, la salle polyvalente, la cantine, la salle de judo et les locaux associatifs.
    Ce projet a été rendu possible grâce à la collaboration entre la commune et Apex Énergie, et le soutien d’un cabinet de conseil en énergie partagée.
    Les avantages sont concrets. L’investissement initial et la maintenance des installations sont entièrement portés par Apex Énergie, entreprise privée, sur la durée de la concession de 20 ans. Outre l’effacement de 40% de sa facture énergétique, la commune récupèrera chaque année un bénéfice net.
    Cette inauguration marque un pas supplémentaire dans les efforts de la commune en matière de développement durable et d’éco-responsabilité. Cela s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées telles que le remplacement du parc d’éclairage public par du LED, l’installation d’éclairage photovoltaïque dans des zones comme le quartier Olympeo et le long de la piste cyclable reliant Pollestres à Canohès.
    Nous tenons à remercier Apex Énergie pour son soutien depuis le début de ce projet en 2021. La centrale a été mise en service ce mardi 3 octobre.
    Une inauguration spéciale à portée pédagogique faisant participer les élèves de CM1-CM2 de Pollestres, qui ont pu en apprendre davantage sur le photovoltaïque et les énergies renouvelables.
    Étaient présents : M. Yohann Marcon, secrétaire général de la préfecture des P-O, Mme Del Poso Carole, sénatrice remplaçante de Jean Sol, Mme Eliane Jarycki, conseillère régionale représentant Mme Carole Delga, Mme Raphaëlle Vienot, directrice adjointe de l’AREC, l’équipe municipale, le directeur général des services M. Pierre Contet, ainsi que le personnel municipal. Mme Florence Tridon de Ray, dirigeante de Minearth, cabinet de conseil en énergies partagées, M. Jan Becker, directeur adjoint Enedis, M. David Emsellem, directeur grands comptes chez Apex Energies, et l’ensemble des équipes Apex, Messieurs les représentants des communes de Saleilles et Saint-Hippolyte, ainsi que Mme Ferron, directrice de l’école primaire de Pollestres, et des représentants des associations de Pollestres.
        

  • TSE approvisionnera la coopérative agricole Agrial en électricité décarbonée via un CPPA* de 31MWc

    TSE, producteur et développeur d’énergie solaire en France et Agrial, Coopérative agricole et agroalimentaire française, annoncent la signature d’un contrat d’approvisionnement d’électricité, un Corporate Power Purchase Agreement (CPPA) pour 31 MWc d’énergie solaire sur une durée de 20 ans.
    Ce contrat repose sur l’achat d’électricité produite par deux centrales solaires de TSE :
    Une centrale située en Haute-Marne d’une puissance de près de 25 MWc, mise en service prévue fin 2024.
    Une centrale située dans la Manche d’une puissance de 6 MWc, mise en service prévue en 2027.
    Ces deux centrales seront installées sur du foncier dégradé non agricole. Le contrat, d’une puissance totale d’environ 31 MWc, permettra une production annuelle d’environ 36 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 15 000 habitants.
    Cet approvisionnement en électricité décarbonée s’inscrit dans le cadre du Plan Climat 2035 Agrial, qui vise notamment à réduire de 50% ses émissions énergétiques de gaz à effet de serre, et représentera entre 10 et 15% de la consommation d’électricité française de la Coopérative. En complément de démarches de sobriété et de projets d’investissements structurants, l’approvisionnement en énergie verte, a fortiori française, est l’un des piliers de la démarche climatique d’Agrial.
    « Nous sommes très heureux d’annoncer la signature de ce nouveau CPPA et nous remercions Agrial pour sa confiance. Avec ce 3ème CPPA signé en quelques mois, TSE démontre son positionnement d’acteur incontournable de l’énergie solaire » précise Mathieu Debonnet, président de TSE.
    A propos de TSE
    TSE est un producteur indépendant français d’énergie solaire présent sur l’ensemble de la chaine de valeur. Son parc en exploitation est composé de 18 centrales solaires soit l’équivalent de la consommation électrique de 130 000 habitants. En septembre 2021, TSE a inauguré́ la deuxième plus grande centrale photovoltaïque de France, située à Marville, dans la Meuse d’une puissance installée de 150 MWc pour une surface de près de 150 ha. ​
    Avec une solution totalement innovante d’ombrière agricole, TSE est également un des leaders de l’agrivoltaïsme et a inauguré́ en septembre 2022 sa première canopée agricole, innovation mondiale, à Amance, en Haute-Saône sur une parcelle de grandes cultures. ​
    En avril 2023, TSE a levé 130 millions d’euros en capital afin de renforcer son développement.​
    En mai 2023, TSE a annoncé sa participation dans le consortium Holosolis qui a pour projet la construction d’une gigafactory photovoltaïque à Sarreguemines. Avec une capacité de production de 5 GW par l’an, l’usine produira, en rythme de croisière, 10 millions de panneaux photovoltaïques soit l’équivalent des besoins énergétiques d’un million de foyers.
    À propos d’Agrial
    Agrial est une entreprise coopérative agricole et agroalimentaire française qui accompagne au quotidien ses agriculteurs adhérents pour valoriser et commercialiser leurs productions. S’appuyant sur des marques fortes, le Groupe dispose de 100 sites de production implantés dans 11 pays et développe des activités agroalimentaires dans les domaines du lait, des légumes et fruits frais, des boissons et des viandes. Entreprise engagée, Agrial développe une agriculture responsable et performante et propose aux consommateurs une alimentation sûre, saine et savoureuse. Ensemble, les 12 000 agriculteurs adhérents et les 22 000 salariés d’Agrial incarnent les valeurs de l’entreprise : pérennité, proximité, solidarité et audace. En 2022, le Groupe a réalisé 7,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
    *Corporate Power Purchase Agreement : il s’agit d’un contrat d’achat d’électricité entre deux parties, à savoir un producteur d’électricité (verte) et un acheteur de cette électricité, tel qu’un consommateur ou un négociant en électricité. Un PPA contient tous les termes et conditions de l’accord, tels que la quantité d’électricité à fournir, le prix négocié, qui supporte quels risques, la comptabilité requise et les pénalités si le contrat n’est pas respecté.
        

  • L’Italie lance un 13è appel d’offres pour les énergies renouvelables

    L’Italie a lancé sa 13e vente aux enchères d’énergies renouvelables, les autorités précisant que le processus de passation des marchés tiendra compte de l’inflation. Les développeurs pourront soumettre leurs offres à partir du 18 octobre.D’après pv magazine international.
    Gestore dei Servizi Energetici (GSE), l’agence italienne de l’énergie, a lancé la 13e vente aux enchères du pays pour les projets d’énergie renouvelable d’une taille supérieure à 1 MW. Elle a déclaré que le nouvel appel d’offres tiendrait compte des niveaux d’inflation actuels.
    « En application du décret législatif 57/2023 concernant les mesures urgentes pour le secteur de l’énergie, pour la treizième vente aux enchères d’énergie renouvelable, les valeurs tarifaires seront mises à jour en se référant à l’indice national des prix à la consommation, afin de tenir compte de l’inflation moyenne cumulée d’août 2019 à septembre 2023 », a déclaré l’agence.
    Les développeurs intéressés pourront soumettre leurs propositions de projet à partir du 18 octobre.
    Pour rappel, lors de la 12e vente aux enchères d’énergies renouvelables, qui s’est achevée début octobre, les autorités italiennes ont attribué 48 MW d’énergie solaire installée et 10 MW de capacité éolienne. Les développeurs ont consenti des rabais allant de 2 % à 2,1 % par rapport au prix plafond de 0,065 €/kWh prévu pour la vente aux enchères (0,068 €/kWh). L’offre la plus basse, à 0,0636 €/kWh, concernait une installation solaire de 9,7 MW dans la province de Campobasso, dans le sud de l’Italie.
    Lors du 11e exercice de marché, la GSE a attribué 149 MW de capacité solaire répartis sur 16 sites et cinq projets éoliens d’une capacité combinée de 213,8 MW. Les développeurs avaient soumis des offres avec une décote allant de 2 % à 2,8 % par rapport au prix plafond de l’enchère. Ces offres étaient légèrement supérieures ou égales à celles de la 10e vente aux enchères d’énergie renouvelable et de toutes les actions précédentes.