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Catégorie : Actualités de l’industrie solaire photovoltaïque

  • L’avenir énergétique de l’Algérie : Le gaz naturel, pilier durable face au défi solaire

    L’avenir énergétique de l’Algérie : Le gaz naturel, pilier durable face au défi solaire



    L’Algérie se trouve à un carrefour énergétique crucial. Alors que le pays affiche des ambitions fortes en matière de transition verte, la réalité du terrain montre une dépendance persistante et structurelle au gaz naturel pour sa production d’électricité. Malgré un potentiel solaire parmi les plus élevés au monde, les énergies renouvelables peinent à décoller, laissant au gaz un rôle dominant qui devrait se maintenir bien au-delà de 2035. Cette situation pose la question de la diversification du mix électrique et des défis à surmonter pour concrétiser les objectifs nationaux.

    La domination du gaz naturel dans le mix électrique algérien

    Le paysage électrique algérien est aujourd’hui largement dominé par le thermique, essentiellement alimenté au gaz naturel. Selon une analyse de GlobalData, cette source d’énergie représentait encore environ 97,5% de la capacité installée du parc en 2025. Les projections indiquent que, malgré une légère baisse, le thermique devrait encore constituer 85,2% de la production d’électricité à l’horizon 2035.

    Cette prédominance s’explique par des atouts majeurs. L’Algérie dispose de réserves gazières considérables, notamment grâce au gisement géant de Hassi R’Mel. Cette ressource nationale, abondante et compétitive, a historiquement façonné la politique énergétique du pays. Elle alimente un réseau de centrales électriques réparties sur le territoire, garantissant une relative stabilité et sécurité d’approvisionnement. Le gaz reste ainsi un pilier économique et stratégique, fournissant des revenus à l’exportation et une énergie abordable pour le marché intérieur.

    Un potentiel solaire exceptionnel mais sous-exploité

    Le paradoxe algérien réside dans l’écart abyssal entre son potentiel et la réalité de ses installations. Le pays bénéficie d’un gisement solaire parmi les plus importants au monde, avec un ensoleillement annuel dépassant largement les 2 000 kWh/m² sur une grande partie de son territoire. Cette ressource inépuisable pourrait, en théorie, transformer le système énergétique national et permettre des exportations d’électricité verte vers l’Europe.

    Pourtant, la part des énergies renouvelables (ENR) dans la capacité installée totale reste marginale. Les objectifs gouvernementaux, qui visaient initialement 22 000 MW d’ENR d’ici 2030-2035, dont une large part de solaire, ont été régulièrement révisés à la baisse et leur réalisation connaît d’importants retards. Le développement de grands parcs photovoltaïques et de projets d’énergie éolienne ou solaire thermodynamique (CSP) avance à un rythme bien plus lent qu’escompté.

    Les freins structurels au décollage du solaire

    Plusieurs obstacles majeurs entravent le déploiement massif des énergies renouvelables en Algérie, expliquant le maintien de la suprématie du gaz.

    Un cadre réglementaire et économique incertain

    Le principal frein identifié par les analystes et les investisseurs potentiels est l’environnement réglementaire. Comme le souligne Sudeshna Sarmah, analyste chez GlobalData, « l’absence d’un marché compétitif et d’un cadre réglementaire transparent dissuade les producteurs indépendants d’investir ». Les modalités de financement, les contrats d’achat d’électricité (PPA) et les garanties offertes aux investisseurs privés manquent souvent de clarté et de stabilité sur le long terme.

    De plus, les exigences de contenu local, bien que compréhensibles pour développer une filière industrielle nationale, peuvent ajouter une complexité et un surcoût significatifs aux projets, décourageant les acteurs internationaux expérimentés.

    La dépendance aux revenus des hydrocarbures

    Le financement des projets d’ENR reste largement tributaire des recettes générées par les exportations de pétrole et de gaz. Cette dépendance crée un cycle vicieux : en période de flambée des prix, les fonds sont disponibles mais peuvent être prioritairement alloués au secteur des hydrocarbures ; en période de baisse des cours, les budgets pour les renouvelables sont parmi les premiers à être réduits ou gelés. Cette volatilité budgétaire nuit à la planification et à la continuité des programmes de développement des énergies vertes.

    Perspectives : Une transition lente mais inéluctable

    Malgré ces défis, la transition énergétique n’est pas à l’arrêt. Plusieurs signaux indiquent une évolution, bien que progressive. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de diversifier le mix énergétique, conscient des enjeux de durabilité et de la future pression sur les ressources gazières pour la consommation domestique. La baisse continue du coût des technologies photovoltaïques au niveau mondial rend le solaire de plus en plus compétitif, même face au gaz subventionné.

    L’avenir réside probablement dans un modèle hybride. Le gaz naturel, moins polluant que le charbon ou le pétrole, pourrait servir de « pont » et de source d’appoint fiable pour compenser l’intermittence du solaire et de l’éolien. Le développement de centrales hybrides gaz-solaire représente une piste prometteuse pour intégrer progressivement les renouvelables tout en garantissant la stabilité du réseau.

    Pour accélérer cette transition, l’Algérie devra impérativement réformer son cadre d’investissement, attirer des partenaires privés et internationaux, et renforcer ses infrastructures de réseau pour absorber une production décentralisée et variable. La route vers un mix électrique diversifié est encore longue, mais les premiers pas, bien que lents, sont engagés.


  • Motions de censure rejetées : le gouvernement maintient sa feuille de route énergétique

    Motions de censure rejetées : le gouvernement maintient sa feuille de route énergétique

    Le gouvernement de Sébastien Lecornu a surmonté, mercredi, les deux motions de censure déposées par le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI). Ces votes, qui constituaient un préalable exigé par le Premier ministre avant un remaniement ministériel, se sont soldés par un échec pour l’opposition. Cet épisode politique intervient au lendemain de la publication par décret de la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3), feuille de route énergétique du pays pour les années à venir.

    Le résultat des votes : un gouvernement conforté

    Les motions de censure, nécessitant 289 voix pour être adoptées, sont restées loin du compte. La motion portée par LFI a recueilli 108 voix, bénéficiant du soutien d’une large majorité du groupe écologiste (29 députés sur 38), de 6 membres du groupe communiste et ultramarin, et de 2 socialistes. La motion du RN, quant à elle, a obtenu 140 voix, rassemblant ses alliés du groupe ciottiste et une députée du groupe Droite républicaine. Conformément à son annonce, le RN n’a pas voté la motion des Insoumis, une décision justifiée par des désaccords politiques profonds.

    Un débat centré sur la méthode et le fond de la politique énergétique

    Le déclenchement de ces motions trouve son origine dans la méthode utilisée par l’exécutif pour adopter la PPE3. L’opposition, tant à droite qu’à gauche, a vivement critiqué le recours à un décret plutôt qu’à une loi parlementaire, y voyant un déni de démocratie et une « dérive illibérale ».

    Les critiques de la méthode gouvernementale

    Les orateurs RN et LFI ont fustigé cette procédure. Jean-Philippe Tanguy (RN) a dénoncé une décision prise « quand les macronistes perdent avec les règles de la démocratie ». Maxime Laisney (LFI) a pour sa part qualifié ce décret de « nouvelle sorte de 49.3 », en référence à l’article constitutionnel permettant l’adoption d’une loi sans vote.

    Un clivage profond sur le mix énergétique

    Au-delà de la forme, le fond de la PPE3 a cristallisé des oppositions diamétrales. La motion du RN déplorait une politique favorisant les « énergies intermittentes » au détriment du nucléaire, présentée comme un risque pour les finances publiques. À l’inverse, la motion LFI regrettait une « relance massive du nucléaire » et un « coup de frein » sur les renouvelables, jugées seules capables de répondre à l’urgence climatique à court terme. Le Premier ministre a rejeté ces arguments, qualifiant les débats de « désordre politique inutile » et affirmant que « renverser un gouvernement ne produira pas un mégawattheure ».

    Les réactions politiques et les conséquences immédiates

    L’échec des motions a immédiatement été suivi de l’officialisation du départ du gouvernement de la ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris. Par ailleurs, la position du Parti Socialiste (PS), qui avait annoncé ne pas voter la motion LFI, a été résumée par le député Karim Benbrahim. Il a estimé que renoncer au nucléaire ferait peser « un risque majeur sur notre sécurité d’approvisionnement », illustrant les divisions au sein de la gauche sur cette question.

    Que contient la PPE3 adoptée par décret ?

    Publiée le 12 février après trois ans de débats, la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie fixe la stratégie française jusqu’en 2035. Elle met l’accent sur la relance de l’électricité décarbonée, principalement d’origine nucléaire, pour réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Elle acte également un ralentissement ciblé du déploiement de l’éolien terrestre et du solaire par rapport aux objectifs précédents, suscitant de vives réactions dans le secteur des énergies renouvelables. Pour comprendre les enjeux de la transition énergétique en Europe, vous pouvez consulter les analyses de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE).

    Cet épisode parlementaire confirme la forte polarisation du débat énergétique en France, où les choix techniques et industriels sont indissociables des batailles politiques et des clivages idéologiques.

  • Énergies renouvelables et démocratie locale : un enjeu clé des municipales 2026

    Énergies renouvelables et démocratie locale : un enjeu clé des municipales 2026

    À l’approche des élections municipales de 2026, les énergies renouvelables (EnR) s’imposent comme un thème structurant des programmes politiques. Portées par une forte attente citoyenne, elles représentent bien plus qu’une simple solution technique : un levier pour la souveraineté énergétique, le dynamisme économique, la lutte contre la précarité et la préservation de l’environnement local. Auréline Doreau, responsable projet EnR et Territoires au réseau CLER, défend l’idée que ce sujet peut recentrer le débat public sur des dynamiques collectives et positives, loin des postures sécuritaires individualistes.

    Les collectivités, actrices majeures de la transition énergétique

    Les municipalités et intercommunalités disposent de leviers concrets pour orchestrer la transition énergétique sur leur territoire. Une étude d’Énergies Partagées met en lumière les retombées économiques significatives d’une transition portée par les EnR : taxes foncières, loyers, revenus d’investissements. Ces ressources nouvelles permettent aux communes de financer des services publics, de stabiliser la fiscalité locale et d’investir dans l’accompagnement des citoyens.

    Des retombées économiques au service des habitants

    Des exemples concrets illustrent ce partage de valeur. En Bretagne, le parc éolien citoyen Énergies Renouvelables Kreiz-Breizh (8,5 MW), intégralement détenu par une communauté de communes, génère 35 000 euros de revenus annuels par commune. Ces fonds aident à contenir la pression fiscale et financent des programmes sociaux, comme le programme SLIME (Service Local d’Intervention pour la Maîtrise de l’Énergie) qui accompagne les ménages en précarité énergétique. En Alsace, à Muttersholtz, territoire à énergie positive (TEPOS), les revenus de centrales hydroélectriques municipales sont réinvestis dans la rénovation performante des bâtiments publics.

    Création d’emplois non délocalisables et dynamisation des filières

    Le développement des EnR est un puissant créateur d’activité économique locale. Il génère des dizaines de milliers d’emplois non délocalisables, depuis le développement de projets jusqu’à la maintenance. Ces projets s’appuient majoritairement sur des prestataires et une main-d’œuvre locales. Ils peuvent aussi redynamiser des filières traditionnelles. Dans le Lot, la société Mecowood a ainsi innové en concevant des structures en bois local du Causse pour supporter des panneaux solaires agricoles, créant une synergie entre la filière bois et la production d’énergie.

    Les EnR, ferment d’une démocratie locale renouvelée

    Contrairement à un débat national souvent clivant, l’acceptation des énergies renouvelables est forte au niveau local, particulièrement en milieu rural. Les sondages Ipsos montrent que l’acceptation augmente même à proximité immédiate des parcs éoliens ou solaires. Les projets EnR bien menés, associant les habitants dès la conception, deviennent une source de fierté locale. Ils permettent aux citoyens de se réapproprier les décisions sur leur paysage et leur avenir énergétique, incarnant une démocratie locale active et constructive.

    Outiller les élus pour passer à l’action

    Face au manque de ressources techniques, des structures accompagnent les collectivités. Le réseau CLER, en partenariat avec l’Association des Maires Ruraux de France, propose un parcours de formation en ligne gratuit pour les élus. Il couvre toutes les étapes : de la construction d’une charte territoriale à la maximisation des retombées économiques, en passant par la concertation citoyenne. Les Rencontres des Territoires à Énergie Positive (TEPOS), organisées chaque année, sont aussi des lieux cruciaux de partage d’expériences et d’ingénierie entre élus pionniers.

    Un appel aux candidats pour les municipales 2026

    En décembre 2025, des élus de TEPOS ont lancé une tribune intitulée « Municipales 2026 : osons transformer nos territoires ». Ils appellent tous les candidats à intégrer des actions concrètes sur les EnR et la rénovation énergétique dans leurs programmes. Leur message est clair : c’est une stratégie gagnante pour protéger les habitants des aléas climatiques et des hausses de prix, tout en préservant la vitalité démocratique et économique des territoires.

    L’exemple est éloquent : une commune de 800 habitants peut, en combinant rénovation des bâtiments communaux et production d’énergie renouvelable locale, couvrir 80% de ses besoins en électricité et réduire de 50% le montant de ses factures en l’espace de 15 ans. La clé du succès réside dans la mobilisation des acteurs locaux et le partage des retours d’expérience des pionniers. Pour Auréline Doreau, l’enjeu des municipales 2026 est bien là : faire du déploiement des énergies renouvelables un pilier central des projets de territoire, au bénéfice de tous.

  • Technique Solaire acquiert Iberdrola Renouvelables France et entre sur le marché éolien

    Technique Solaire acquiert Iberdrola Renouvelables France et entre sur le marché éolien

    Le groupe Technique Solaire, acteur majeur des énergies renouvelables en France, annonce la finalisation de l’acquisition à 100% d’Iberdrola Renouvelables France. Cette transaction stratégique marque l’entrée officielle du groupe dans le secteur de l’éolien terrestre et constitue une étape décisive dans son plan de diversification et de croissance.

    Une opération stratégique pour diversifier les sources de croissance

    Cette acquisition permet à Technique Solaire d’élargir significativement son portefeuille d’actifs. Le groupe intègre désormais 118 mégawatts (MW) de parcs éoliens en exploitation et se voit confier un portefeuille de développement conséquent de 639 MW, comprenant des projets éoliens et solaires. Pour Lionel Themine, cofondateur et Directeur Général en charge des Finances, cette opération est fondamentale : « Cette première acquisition dans l’éolien illustre notre stratégie visant à diversifier nos moteurs de croissance, aussi bien internes qu’externes. Elle s’inscrit dans notre trajectoire financière de long terme ». Cette démarche s’aligne sur la volonté du groupe de conjuguer croissance organique et acquisitions ciblées pour contribuer durablement à la transition énergétique française.

    Renforcer la résilience et l’offre d’électricité verte pilotable

    En diversifiant ses technologies, Technique Solaire accroît sa résilience face aux fluctuations du marché de l’énergie. La combinaison des expertises solaire, éolienne et de stockage sur batterie (BESS) permet au groupe de viser la production d’une électricité verte pilotable, capable de répondre plus flexiblement à la demande. « Grâce à la combinaison éolien – solaire – stockage, le Groupe accroît sa capacité à proposer une électricité verte pilotable, compétitive et adaptée aux besoins », souligne le communiqué. Cette approche multi-technologies est devenue un standard pour les acteurs majeurs du secteur, comme le montre la stratégie d’Engie ou d’EDF Renouvelables.

    Un renforcement immédiat des capacités opérationnelles

    L’opération ne se limite pas aux actifs physiques. Technique Solaire accueille également 21 collaborateurs expérimentés d’Iberdrola Renouvelables France, renforçant ainsi son expertise technique et sa connaissance fine des territoires. Pour Julien Fleury, cofondateur et Directeur Général en charge des Opérations, l’intégration de ces équipes est une priorité : « Nos priorités vont à la sécurité, à la continuité opérationnelle, à la performance des actifs et à l’intégration harmonieuse des équipes ».

    Concrétiser une vision de diversification énergétique

    Cette acquisition est l’aboutissement d’une stratégie de diversification entamée il y a plusieurs années, après les développements dans le solaire et le biogaz. Thomas de Moussac, cofondateur et Directeur Général en charge du Développement, y voit une opportunité immédiate et future : « Cette opération nous donne immédiatement accès à un parc opérationnel significatif, avec un potentiel de repowering, et à un pipeline en développement robuste ». Le repowering, qui consiste à moderniser d’anciens parcs éoliens avec des technologies plus performantes, représente un levier de croissance important dans un marché en maturation, comme le rappelle France Énergie Éolienne.

    Les conseillers de la transaction

    • Banque d’affaires : Nomura
    • Transaction Services : PwC
    • Due diligence Technique : Natural Power
    • Due diligence Marché : Aurora
    • Conseil Juridique : Cabinet Watson Farley Williams

    En finalisant l’acquisition d’Iberdrola Renouvelables France, Technique Solaire consolide sa position d’acteur industriel intégré de la transition énergétique. Le groupe se dote désormais des moyens de proposer une gamme complète de solutions renouvelables, renforçant ainsi son modèle de croissance durable et sa contribution aux objectifs énergétiques et climatiques de la France.

  • Projet agrivoltaïque « La Belle Épine » : un partenariat modèle entre Tenergie et Combles-en-Barrois

    Projet agrivoltaïque « La Belle Épine » : un partenariat modèle entre Tenergie et Combles-en-Barrois

    Dans un contexte de transition énergétique et de recherche de souveraineté, l’agrivoltaïsme émerge comme une solution d’avenir. Le 25 février 2026, un partenariat significatif a été scellé entre Tenergie, premier développeur français indépendant d’énergies renouvelables, et la commune de Combles-en-Barrois dans la Meuse. Cet accord-cadre lance officiellement le co-développement du projet agrivoltaïque « La Belle Épine », d’une puissance estimée à 25 mégawatts-crête (MWc). Cette collaboration illustre une nouvelle dynamique territoriale où les collectivités s’engagent directement dans la production d’énergie verte.

    Un partenariat innovant pour une transition énergétique locale

    L’accord signé entre Tenergie et Combles-en-Barrois va au-delà d’une simple autorisation d’exploitation. Il prévoit l’entrée de la commune au capital du projet à hauteur de 5%. Cette participation financière inédite permet à la collectivité de s’impliquer pleinement dans la gouvernance et le développement du projet, garantissant une réelle intégration locale et un partage équitable de la valeur créée. Ce modèle de co-développement répond à un enjeu majeur : ancrer la production d’énergie renouvelable dans les territoires et leurs réalités socio-économiques.

    « L’accélération de la transition énergétique repose sur la mobilisation des territoires. Co-développement, partage de la valeur et retombées économiques locales font partie intégrante de notre engagement », souligne Stéphane Michaut, Directeur Développement Grands Projets de Tenergie. Pour Francis Jouron, Maire de Combles-en-Barrois, cet engagement est une fierté : « Nous sommes fiers de prendre part à un projet qui valorise notre territoire tant sur le plan agricole qu’environnemental, avec un acteur de référence comme Tenergie. »

    Les principes clés de l’agrivoltaïsme

    L’agrivoltaïsme, ou photovoltaïque agricole, est une pratique qui consiste à installer des panneaux solaires sur des terres agricoles tout en maintenant, voire en améliorant, une activité de production agricole en dessous. Cette synergie est encadrée par la loi et fait l’objet d’une attention particulière de la part des instances comme la Commission de Régulation de l’Énergie et les Commissions Départementales de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF).

    La Belle Épine : concilier énergie verte et élevage bovin

    Le projet « La Belle Épine » est un exemple concret de cette double vocation. Implanté exclusivement sur des parcelles privées de la commune, il associe une centrale photovoltaïque de 25 MWc à la pérennisation d’une exploitation bovine existante, le GAEC CERES, spécialisée dans l’élevage de Blonde d’Aquitaine.

    Bénéfices énergétiques et environnementaux

    Avec sa puissance, la centrale produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 15 000 habitants, soit une ville de la taille de Bar-le-Duc. Elle permettra d’éviter l’émission de près de 7 500 tonnes de CO₂ chaque année, contribuant ainsi significativement aux objectifs climatiques nationaux. Cette production d’électricité décarbonée s’inscrit dans la stratégie française visant à diversifier le mix énergétique et à réduire la dépendance aux énergies fossiles.

    Bénéfices agricoles et pour le bien-être animal

    Sur le plan agricole, le projet est une opportunité de sécurisation pour le GAEC CERES, fondé en 1971. L’installation des panneaux photovoltaïques surélevés apporte plusieurs avantages :

    • Ombrage bénéfique : Il améliore le confort thermique des animaux pendant les épisodes de canicule, de plus en plus fréquents.
    • Préservation du fourrage : L’ombrage partiel contribue à réduire l’évapotranspiration et à maintenir un potentiel fourrager en période estivale.
    • Pérennité économique : Les revenus complémentaires liés à la location des terres pour l’énergie solaire offrent une stabilité financière à l’exploitation.

    « Ce projet représente une véritable opportunité pour sécuriser et pérenniser notre exploitation. Il nous permet de continuer à produire, tout en améliorant le confort de nos animaux et en nous adaptant aux évolutions climatiques », précise Sébastien Pelletier, exploitant agricole du GAEC CERES.

    Une validation institutionnelle et une feuille de route partagée

    La robustesse du projet « La Belle Épine » est attestée par l’avis favorable émis par la CDPENAF de la Meuse le 6 mai 2025. Cette validation est cruciale, car elle certifie que le projet préserve l’usage agricole des sols et s’intègre harmonieusement dans le paysage et l’économie locale. La prochaine étape consistera en les études techniques détaillées, la recherche des financements et la constitution des dossiers de demandes d’autorisations, avec un objectif de mise en service à horizon 2028-2029.

    Ce partenariat entre Tenergie et Combles-en-Barrois sert de modèle pour le développement futur des énergies renouvelables en France. Il démontre qu’une transition énergétique réussie passe par une alliance entre industriels, agriculteurs et collectivités territoriales, plaçant l’innovation, le dialogue et le bénéfice mutuel au cœur de la démarche. Pour en savoir plus sur les politiques de soutien aux énergies renouvelables, consultez le site du ADEME.

  • CNR et Leroy Merlin renforcent la transition énergétique avec un nouveau PPA éolien

    CNR et Leroy Merlin renforcent la transition énergétique avec un nouveau PPA éolien

    La Compagnie Nationale du Rhône (CNR), premier producteur français d’électricité 100% renouvelable, et Leroy Merlin France, leader de l’équipement de la maison, viennent de sceller un partenariat stratégique pour les cinq prochaines années. Depuis le 1er janvier 2026, CNR fournit à l’enseigne l’intégralité de l’électricité produite par le parc éolien de Rambures, exploité par sa filiale Vensolair. Ce contrat de type Power Purchase Agreement (PPA) illustre la dynamique croissante des achats d’électricité verte directs en France, permettant aux entreprises de concrétiser leurs engagements de décarbonation.

    Un parc éolien historique au service de la consommation verte

    Le parc éolien de Rambures, situé dans le département de la Somme, est au cœur de cet accord. Mis en service il y a quinze ans et exploité par Vensolair, il se compose de six éoliennes pour une puissance installée de 12 MW. Sa production annuelle moyenne est estimée à 16 GWh, ce qui représente environ 7% de la consommation électrique des magasins du groupe ADEO en France. Ce partenariat donne ainsi une seconde vie commerciale à une infrastructure de production mature, garantissant la pérennité de la filière éolienne française et contribuant à la souveraineté énergétique du pays.

    Les avantages stratégiques du Power Purchase Agreement (PPA)

    Ce contrat « de gré à gré » est le neuvième PPA conclu par CNR avec une entreprise française. Il offre des bénéfices structurants pour les deux parties :

    Sécurité et maîtrise des coûts énergétiques

    Leroy Merlin bénéficie d’un prix d’achat de l’électricité stable et garanti sur cinq ans, lui permettant de lisser sa facture énergétique et de se prémunir contre la volatilité des marchés. Cette visibilité à long terme est un atout majeur pour la compétitivité de l’entreprise.

    Traçabilité et impact environnemental garanti

    Le contrat assure une traçabilité parfaite de l’électricité consommée. Leroy Merlin peut ainsi attribuer directement la réduction des émissions de CO2 de ses activités à l’approvisionnement en énergie 100% renouvelable et locale, renforçant la crédibilité de sa stratégie RSE.

    Accélération de la transition énergétique

    Pour CNR, ce type de contrat sécurise les revenus associés à la production d’un parc renouvelable, participant au financement et au développement futur de nouvelles installations. Il incarne un modèle économique vertueux reliant directement producteurs et grands consommateurs.

    Un engagement partagé pour un habitat plus durable

    Ce PPA s’inscrit dans une démarche globale de décarbonation pour Leroy Merlin. Maxime Leroy, Directeur du Développement, explique : « Ce partenariat s’intègre dans un vaste plan de rénovation de notre parc immobilier pour le rendre moins énergivore, en écho aux solutions que nous proposons aux Français pour un habitat plus économe. Nous combinons différentes sources renouvelables, comme l’autoconsommation photovoltaïque sur nos toitures et des partenariats comme celui-ci. »

    Du côté de CNR, Laurence Borie-Bancel, Présidente du Directoire, souligne : « Nous sécurisons la production d’un parc qui contribue à notre souveraineté énergétique depuis 15 ans et nous apportons à Leroy Merlin une électricité locale, décarbonée et abordable sur le long terme. Ce contrat illustre concrètement comment CNR relie les énergies renouvelables aux besoins des entreprises. »

    Cette collaboration, facilitée par l’expertise de la Direction Solutions Durables et Décarbonation de LCL, démontre que la transition énergétique est un levier de performance économique. Elle ouvre la voie à une multiplication de ce type de contrats, essentiels pour atteindre les objectifs français et européens en matière d’énergies renouvelables. Pour en savoir plus sur les mécanismes de soutien aux énergies vertes, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Transition Énergétique.

  • Open energies et expobiogaz 2026 : un événement commun pour une transition énergétique intégrée

    Open energies et expobiogaz 2026 : un événement commun pour une transition énergétique intégrée

    Les 10 et 11 mars 2026, le parc des expositions Eurexpo Lyon accueillera une édition conjointe des salons Open Energies et Expobiogaz. Organisés par la division GreenTech+ de GL events, ces deux événements phares de la transition énergétique unissent leurs forces pour offrir une vision globale des systèmes énergétiques de demain, tout en conservant leurs identités et leurs expertises sectorielles.

    Une synergie inédite pour dépasser les silos énergétiques

    Cette co-localisation traduit une évolution majeure du secteur : les filières énergétiques ne peuvent plus être pensées de manière isolée. La production, le pilotage, le stockage, la flexibilité et les usages doivent désormais s’articuler au sein de systèmes intégrés et intelligents. En réunissant les acteurs des énergies renouvelables, du numérique, du biogaz et des gaz renouvelables, cet événement crée un espace unique de dialogue et d’innovation pour accélérer la décarbonation.

    Un programme interconnecté autour de la flexibilité énergétique

    Le programme de cette édition commune a été spécialement conçu pour créer des passerelles entre les deux univers. Des parcours de visite interconnectés permettront aux professionnels de naviguer entre les solutions. La flexibilité énergétique s’impose comme la thématique transversale et structurante, illustrant la nécessité d’une meilleure articulation entre production, consommation et stockage pour bâtir un système résilient.

    Le programme d’open energies 2026 : intelligence et pilotage des systèmes

    Positionné à la croisée des énergies renouvelables et du numérique, Open Energies 2026 se consolide comme la plateforme de référence pour les systèmes énergétiques intelligents. Sa programmation répond aux enjeux clés 2026-2030 : électrification, intégration massive des EnR, stockage et flexibilité.

    Le forum : décryptages stratégiques et réglementaires

    Ce forum de haut niveau accueillera des tables rondes sur :

    • L’évolution du cadre réglementaire (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, mécanismes de soutien, raccordement).
    • La transformation des modèles économiques (autoconsommation, contrats d’achat d’électricité longue durée – CPPA, marchés de la flexibilité).
    • Les perspectives des filières solaire, agrivoltaïque, stockage et mobilité électrique.

    Il réunira décideurs publics, énergéticiens, industriels et représentants des territoires.

    Les ateliers : solutions concrètes et retours d’expérience

    Formats courts et opérationnels, ces ateliers mettront en lumière :

    • Des cas d’usage en autoconsommation individuelle et collective.
    • Des solutions de stockage et de pilotage intelligent (smart grids).
    • L’apport des outils digitaux, de l’IA et de la data pour l’optimisation énergétique.
    • Des retours terrain sur l’électrification des usages et la mobilité durable.

    L’objectif est de fournir aux visiteurs des clés d’action immédiatement applicables.

    Flexinergie : le temps fort commun aux deux salons

    La première édition des Rencontres Nationales Flexinergie, organisée par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), constituera un point d’orgue de l’événement. Cette conférence, qui se tiendra le mardi 10 mars de 13h30 à 18h, réunira institutionnels, experts et industriels pour débattre des conditions nécessaires à l’intégration massive des énergies renouvelables en France d’ici 2030. Face au défi de l’intermittence, la flexibilité – via le stockage, le pilotage de la demande ou l’hybridation des vecteurs – s’affirme comme le levier indispensable pour sécuriser l’approvisionnement et maîtriser les coûts.

    Pour plus d’informations sur les exposants, les conférences et l’inscription, consultez le site officiel du salon Open Energies.

  • Greenyellow accélère en espagne avec un financement de 32 millions d’euros pour le solaire et le stockage

    Greenyellow accélère en espagne avec un financement de 32 millions d’euros pour le solaire et le stockage

    L’énergéticien français GreenYellow annonce la sécurisation d’un financement de 32 millions d’euros pour son développement en Espagne. Cette enveloppe, accordée par Bpifrance et BPCE Energeco, vise à refinancer et soutenir la croissance d’un portefeuille diversifié d’actifs renouvelables. Cette opération marque une étape significative pour l’entreprise, qui confirme ainsi la solidité de son modèle et son ancrage rapide sur le marché ibérique, un des plus dynamiques d’Europe pour les énergies vertes.

    Un portefeuille espagnol de 50 mwc et des projets de stockage innovants

    Le financement soutient directement un portefeuille d’actifs concrets et en développement. Celui-ci est composé de 23 centrales photovoltaïques, en exploitation ou en construction, pour une capacité totale de 50 MWc. Il inclut également deux projets de stockage d’énergie par batteries.

    Parmi ces actifs figure une installation majeure : l’un des plus grands projets photovoltaïques hybrides en autoconsommation d’Europe. Cette centrale combine une production solaire avec un système de stockage d’une capacité de 25 MWh / 7 MW, permettant de lisser la fourniture d’électricité et d’optimiser l’autoconsommation pour les clients industriels.

    Une croissance rapide fondée sur l’autoconsommation industrielle

    Implantée fin 2022, GreenYellow Spain a connu une croissance fulgurante en se positionnant comme un partenaire de choix pour la décarbonation des grands acteurs économiques. Son modèle, basé sur le financement, la construction et l’exploitation d’infrastructures énergétiques sans investissement initial pour le client, séduit de nombreuses entreprises.

    La société accompagne déjà des groupes de renom tels que Monbake, Benteler, Stellantis ou le groupe PTP avec des solutions énergétiques sur mesure et de long terme.

    Partenariat stratégique avec grupo enhol pour renforcer l’ancrage local

    Début 2024, GreenYellow a franchi une nouvelle étape en créant une coentreprise avec le groupe d’investissement espagnol Grupo Enhol, spécialiste des énergies renouvelables. Ce partenariat stratégique vise à canaliser tous les investissements en autoconsommation et stockage de la péninsule Ibérique.

    « Ce partenariat nous permet de conjuguer des capacités industrielles solides et une expertise fine des marchés locaux », expliquent Diego et Gonzalo Oliver, directeurs généraux du Grupo Enhol. Il renforce considérablement la connaissance du terrain et le réseau de GreenYellow en Espagne.

    Un financement structuré qui valide le modèle économique

    Ce financement de 32 M€, qui comprend une facilité senior de 28 millions d’euros, est une première pour GreenYellow en Espagne. Il a été réalisé en moins de trois ans après l’entrée sur le marché, témoignant de la vitesse de déploiement et de la crédibilité du développeur.

    « Cette opération reflète la croissance rapide, compétitive et durable de notre plateforme locale », déclare Nicolas Daunis, Country Manager de GreenYellow Spain. Elle démontre notre capacité à structurer, construire et exploiter des projets d’énergies renouvelables de premier plan. »

    Une stratégie paneuropéenne pour la transition énergétique des entreprises

    Au-delà du solaire, GreenYellow Spain développe également un portefeuille de projets d’efficacité énergétique. Cette approche intégrée – combinant production décentralisée, stockage et optimisation de la consommation – est au cœur de la stratégie paneuropéenne du groupe pour accompagner les entreprises Commerciales et Industrielles (C&I).

    « La technicité de GreenYellow se met au service de belles contreparties commerciales et industrielles auto-consommatrices, toujours dans une vision décentralisée de l’énergie », souligne Jallil Yaker, Directeur Régional Paris Est de Bpifrance. Ce financement illustre l’engagement des institutions françaises à soutenir la croissance de leurs champions nationaux de l’énergie en Europe.

  • Bilan électrique 2025 : la flexibilité des énergies renouvelables s’impose face aux prix négatifs

    Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) a publié son bilan électrique annuel, révélant une transformation majeure du système électrique français en 2025. La modulation de la production solaire et éolienne a connu une croissance exponentielle, doublant par rapport à 2024 pour atteindre environ 3 TWh. Cette évolution, pilotée par les signaux de marché, marque une étape cruciale vers l’intégration massive des énergies renouvelables variables.

    Le doublement des éc rêtements : un signal de marché efficace

    En 2025, face à la multiplication des épisodes de prix négatifs sur le marché spot, les parcs renouvelables ont significativement accru leur capacité à moduler leur production. Le volume total d’électricité solaire et éolienne éc rêtée a atteint 3 TWh, se décomposant en 1,6 TWh pour le solaire et 1,3 TWh pour l’éolien terrestre. Cette flexibilité est désormais un levier essentiel pour l’équilibre du réseau.

    Cette hausse est directement liée au cadre économique. La majorité des nouvelles installations éoliennes terrestres et des grands parcs photovoltaïques mis en service en 2025 bénéficient du mécanisme de complément de rémunération. Ce dispositif incite financièrement les producteurs à réduire leur injection sur le réseau lorsque les prix deviennent négatifs, évitant ainsi une surproduction qui déstabilise le système.

    Une puissance flexible multipliée par dix en un an

    La puissance des installations solaires et éoliennes capables de moduler leur production sur un signal de prix a augmenté d’environ 3 GW en 2025. Plus spectaculaire encore, les capacités participant activement aux mécanismes d’ajustement ont été multipliées par près de dix sur les douze derniers mois, culminant à 5,6 GW fin 2025. Cette progression rapide est le fruit d’évolutions successives du cadre réglementaire, visant à sécuriser l’équilibre offre-demande.

    Panorama de la production électrique française en 2025

    La production totale d’électricité en France métropolitaine s’est établie à 547,5 TWh en 2025, en légère hausse de 1,5% (+8,2 TWh) par rapport à 2024. Cette stabilité masque des dynamiques contrastées entre les différentes filières.

    Le nucléaire retrouve son niveau historique

    La production nucléaire a atteint 373 TWh, en augmentation de 11,3 TWh. Elle retrouve un niveau proche de celui d’avant la crise Covid, grâce à l’amélioration continue de la disponibilité du parc. Son rôle évolue également, avec une modulation accrue en journée pour s’adapter à la production solaire.

    La forte progression du solaire et de l’éolien

    Les énergies renouvelables variables ont poursuivi leur essor :

    • Solaire : +8,1 TWh, porté par le déploiement continu des installations et un ensoleillement favorable.
    • Éolien : +2,8 TWh, bénéficiant du développement de l’éolien en mer et du renouvellement du parc terrestre.

    Recul de l’hydraulique et des énergies fossiles

    Après une année 2024 exceptionnelle, la production hydraulique est revenue à un niveau conforme à sa moyenne historique (62,4 TWh). Parallèlement, la production d’origine fossile (gaz, charbon) a poursuivi son déclin, atteignant en 2025 son plus bas niveau depuis près de 75 ans, avec une baisse de 1,3 TWh.

    Un mix électrique décarboné à plus de 95%

    Le bilan 2025 confirme la trajectoire bas-carbone de la France. La production d’électricité d’origine nucléaire et renouvelable a atteint un record historique de 521,1 TWh, représentant 95,2% de la production totale. Conséquence directe, l’intensité carbone du système électrique français reste l’une des plus faibles au monde, à 19,6 grammes de CO2 équivalent par kWh. Cette performance place la France en tête des grandes économies industrialisées pour la décarbonation de son électricité.